OPÉRA DE MONTE-CARLO
Vendredi 20 janvier 2012 (gala) – 20H
Dimanche 22 janvier 2012 – 15H
Mercredi 25 et vendredi 27 janvier 2012 – 20H
L’ENFANT ET LES SORTILEGES
Fantaisie lyrique en deux parties
Musique de Maurice Ravel (1875-1937)
Livret de Colette
Création : Monte-Carlo, Opéra, 21 mars 1925
Première à l’Opéra de Monte-Carlo, le 21 mars 1925
Dernière à l’Opéra de Monte-Carlo, le 12 avril 1952
Nouvelle production
Direction musicale Patrick Davin
Mise en scène Jean-Louis Grinda
Décors et costumes Rudy Sabounghi
Lumières Laurent Castaingt
Chorégraphie Eugénie Andrin
Chef de chœur Stefano Visconti
L’enfant Carine Séchaye
Sa mère Béatrice Uria-Monzon
La bergère – La Chouette Delphine Gillot
La Tasse chinoise – La Libellule – un Pâtre Aude Extrémo
Le feu/La princesse – Le Rossignol Annick Massis
L’Horloge comtoise – Le Chat Jean-François Lapointe
La Chauve-souris – Une Pastourelle Valérie Condoluci
La Chatte – L’écureuil Patricia Fernandez
Le Fauteuil – Un Arbre Marcel Vanaud
La Théière – Le petit Vieillard – La Rainette Mathias Vidal
CHŒUR DE L’OPERA DE MONTE-CARLO
CHORALE DE L’ACADEMIE DE MUSIQUE FONDATION RAINIER III
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MONTE-CARLO
MAURICE RAVEL
L’ENFANT ET LES SORTILEGES
« [Mozart] se bornait à dire que la musique peut tout entreprendre, tout oser et tout peindre, pourvu qu’elle charme et reste enfin et toujours la musique.” Ravel, Esquisse autobiographique, 1928
Le 21 mars 1925, le public de l’Opéra de Monte-Carlo assiste à la création mondiale du second opéra de Maurice Ravel : L’Enfant et les sortilèges. Ce qui devait être au départ un ballet sur un argument de Colette, s’est transformé après plusieurs années de gestation en une fantaisie lyrique pleine de poésie et d’imagination. Ravel y démontre l’ampleur de son génie orchestral, déployant toute sa palette et ayant recours, pour traduire les onomatopées dont regorge le livret de Colette, à des instruments pour le moins inhabituels : râpe à fromage, crécelle à manivelle, wood-block, éoliphone, flûte de lotus ! Considérée comme l’une des meilleures partitions de Ravel grâce à son écriture à la fois légère et lyrique, L’Enfant et les sortilèges est non seulement une œuvre à l’imagination foisonnante mais
surtout un chef d’œuvre de la musique française.
LA NAVARRAISE
Episode lyrique en deux actes
Musique de Jules Massenet (1842-1912)
Livret de Jules Claretie et Henri Cain
Création : Londres, Covent Garden, 20 juin 1904
Première à l’Opéra de Monte-Carlo, le 21 mars 1925
Dernière à l’Opéra de Monte-Carlo, le 12 avril 1952
Nouvelle production
En Coproduction avec l’Opéra Esplanade de Saint-Etienne
Direction musicale Patrick Davin
Mise en scène Jean-Louis Grinda
Décors Rudy Sabounghi
Costumes David Belugou
Lumières Laurent Castaingt
Chef de chœur Stefano Visconti
Anita Béatrice Uria-Monzon
Araquil Enrique Ferrer
Garrido Jean-François Lapointe
Remigio Marcel Vanaud
Ramon Guy Gabelle
Bustamente Philippe Ermelier
CHŒUR DE L’OPERA DE MONTE-CARLO
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MONTE-CARLO
JULES MASSENET
LA NAVARRAISE
« J’appris que S.M. la reine Victoria avait demandé à Emma Calvé de venir à Windsor lui jouer la Navarraise » Jules Massenet, Mes souvenirs 1912
Deux ans après Werther et quelques mois avant la création de l’exotique Thaïs, Jules Massenet se penche sur le domaine de l’opéra naturaliste. Lorsqu’il trace le plan de La Navarraise à ses collaborateurs Jules Claretie et Henri Cain, il est encore sous l’impression que lui causait le phénoménal succès de Cavalleria rusticana de Mascagni. Son nouvel opéra comportera donc deux actes rapides, violents, reliés par un morceau instrumental.
L’analogie s’arrête là car Massenet n’imite jamais Mascagni, ni ne s’inspire des débordements expressifs du vérisme italien. Si les moyens musicaux sont très différents, le drame âpre de Massenet, situé au moment des sanglantes guerres carlistes, est bien le plus réussi de ses trois ouvrages naturalistes. La Navarraise allie avec talent le lyrisme si français de Massenet et la concision des meilleurs drames véristes.
INFORMATIONS
Location par correspondance
Opéra de Monte-Carlo – Location
Place du Casino-B.P. 139
MC 98007 Monaco cedex
Vente au guichet
Guichet Atrium du Casino
de 10h à 17h30 du mardi au samedi
tél. 00 377 98 06 28 28
site web : opera.mc
e-mail : contact@opera.mc
Tarifs
de 50 à 150€ (20 janvier)
et de 40€ à 110€
Tarifs étudiants (-25 ans)
- sur demande (tél. +377 98 06 28 21)
- au guichet, 20 minutes avant le début de la représentation, sur présentation d’un justificatif et dans la limite des places disponibles.
Tarifs groupe (Comités d’entreprise, Collectivités, Associations)
Tarifs Agences (Agences de voyages)
minimum de 10 places dans une même catégorie.
Parkings
Parking des Boulingrins
L’ENFANT ET LES SORTILEGES
Argument
Dans une maison de la campagne normande, l’Enfant est assis dans sa chambre. Il devait faire ses devoirs, mais la paresse l’a emporté. Découvrant cela, sa mère le punit et le met au thé sans sucre et au pain sec. Une fois seul, l’Enfant est pris d’une rage dévastatrice : il brise la théière et la tasse, martyrise l’écureuil et le chat, renverse la bouilloire sur le feu, déchire les tentures des murs, se pend au balancier de l’horloge comtoise et le rompt, déchire enfin cahiers et livres d’école dans un grand éclat de rire : « Hourrah ! Plus de leçons ! Plus de devoirs ! Je suis libre, libre, méchant et libre ! »
Epuisé, il se laisse tomber dans un fauteuil. Mais celui-ci se dérobe sous lui. C’est le début des sortilèges : objets et animaux de la maison, puis du jardin vont tour à tour s’animer et exprimer leurs doléances et leur désir de vengeance devant l’Enfant de plus en plus terrorisé.
Les meubles (Fauteuil et Bergère, Horloge comtoise) se révoltent tout d’abord contre le petit tyran. Puis c’est au tour de la théière (en Wedgwood noir) et de la Tasse chinoise, dans un sabir anglo-chinois. Le Feu s’embrase et menace : « Je réchauffe les bons, mais je brûle les méchants ! » Les pâtres et pastourelles déchirés du mur expriment leur chagrin d’avoir été séparés. La figure consolatrice de la Princesse de conte de fées apparaît, mais le livre a été déchiré et elle est aspirée dans le néant. Cette disparition laisse l’Enfant abattu : « Toi, le cœur de la rose… ».
Surgit alors, des livres de classes mis en pièces, le terrifiant bonhomme Arithmétique, qui harcèle l’Enfant de problèmes insolubles dans un tohu-bohu croissant. L’Enfant harassé tente de jouer avec le Chat, qui
se détourne de lui pour rejoindre, dans le jardin, la belle Chatte qui lui lance des miaous énamourés.
L’Enfant suit les félins et se retrouve dans un jardin enchanté, bruissant voluptueusement au crépuscule.
Pourtant, ce paradis révèle vite des aspects inquiétants. L’Arbre, suivi de ses comparses, se plaint de la blessure que lui a infligée le couteau de l’Enfant. La Libellule pleure sa compagne, qu’il a attrapée et épinglée au mur. La Chauve-souris, l’Ecureuil, la Rainette ajoutent leurs voix aux récriminations. L’Enfant, commençant à prendre conscience de ses méfaits et voyant les animaux fraterniser, ressent le poids de sa solitude et appelle sa mère. Ce sont bientôt tous les animaux qui fondent sur lui pour le châtier. Au plus fort du combat, l’Ecureuil est blessé. Arrachant un ruban à son cou, l’Enfant panse la petite patte brisée. Il éveille alors la pitié des animaux déchaînés, qui unissent leurs voix pour appeler la Mère. Tandis que l’aube éclaire le paysage de sa clarté naissante, au son du chœur des animaux apaisés, l’Enfant tend les bras vers la silhouette salvatrice qui paraît : « Maman ! »
LA NAVARRAISE
Argument
L’action se déroule au Pays basque espagnol, dans un petit village près de Bilbao, pendant la Troisième Guerre carliste, en 1874.
Acte I
Garrido, général des troupes libérales, fait à ses officiers le bilan des derniers événements : malgré de nombreuses pertes humaines, ses troupes n’ont pas réussi à conserver Bilbao, tombée aux mains des carlistes menés par Zuccaraga (« L’assaut a coûté cher… »). Après le départ de Garrido, l’officier Ramon est abordé par Anita. Cette jeune orpheline navarraise aime d’un amour partagé le sergent Araquil, qui a participé à la bataille. Elle s’enquiert avec angoisse de son retour et, n’obtenant pas de réponse, adresse une prière à la petite Vierge de plomb qui ne quitte pas son corsage : « Vierge, très bonne Marie… ».
Araquil rentre au campement sain et sauf ; les amants s’abandonnent à leur passion (« Je ne pensais qu’à toi, pauvre amie adorée »).
Remigio, le père d’Araquil, interrompt leurs effusions. Heureux de retrouver son fils en vie, il change rapidement de ton : riche fermier, il s’oppose à ce qu’Araquil épouse une fille sans famille et sans biens, par surcroît étrangère. Les jeunes gens se remémorent leur rencontre et leur serment d’amour fidèle, mais rien n’y fait. Remigio met à leur union une condition irréalisable : qu’Anita apporte une dot équivalente à celle d’Araquil, soit deux mille douros. La somme est exorbitante pour Anita, dont la famille a été anéantie à Pampelune ; ses supplications (« Ah, mariez donc son cœur avec mon cœur ») ne fléchissent nullement Remigio.
A Garrido qui les a rejoints, Araquil raconte la résistance héroïque de sa compagnie, protégeant la retraite de celle du général. Tous les officiers étant morts, il a courageusement pris le commandement de l’unité.
Garrido le remercie en le nommant lieutenant, à la grande fierté de Remigio. Anita apprend la nouvelle avec tristesse : le fossé social entre son amant et elle se creuse encore davantage. Elle regarde, navrée, le père et le fils s’éloigner. Tandis qu’elle exprime son désespoir, Garrido fait face à ses propres démons : la mort a cueilli ses plus vaillants compagnons et lui, le vieillard, leur doit la vie (« Morts ! Les vieux compagnons, les meilleurs ! »). Ramon vient annoncer qu’un officier supplémentaire, Ortéga, est tombé à
son tour. Dans sa colère, Garrido promet une fortune à quiconque aura la tête de Zuccaraga. Anita se manifeste alors : elle offre de tuer le chef carliste contre une récompense de deux mille douros, à la condition que leur pacte reste secret. Garrido demande son nom à la courageuse inconnue. Avant de
s’enfuir, elle lâche : « Je n’en ai pas, je suis la Navarraise ! » Garrido renonce à la poursuivre, croyant avoir affaire à une insensée.
Garrido ordonne de préparer la posada pour la nuit : mise en place de canons, vérification des défenses, allumage de feux (« Grenelons les maisons »). Araquil entre, arborant ses galons de lieutenant. Il cherche désespérément Anita (« O bien-aimée, pourquoi n’es-tu pas là ? »). Ramon, qui a entendu sa plainte, lui conseille de se méfier de la jeune fille : on l’a surprise, quelques minutes plus tôt, qui demandait à être conduite à Zuccaraga. Araquil refuse de la croire espionne. Pourtant, insinue Ramon, le chef ennemi est très séduisant… Les soldats boivent un dernier verre tandis que le sergent Bustamante, s’accompagnant d’une guitare, chante la triste condition du soldat, condamné à des amours éphémères et habitant trois
maisons : la prison, le cimetière et l’hôpital (« J’ai trois maisons dans Madrid »).
Nocturne
Acte II
L’aube se lève à peine qu’on sonne l’alerte : les carlistes menacent la posada. Garrido voit arriver Anita livide, ensanglantée, défaite. Elle réclame son argent. Garrido, tout d’abord incrédule, la croit lorsqu’il entend sonner, au loin, le glas. Il jure de ne jamais révéler leur pacte et lui donne l’argent promis. La Navarraise laisse éclater sa joie, avant d’être saisie de crainte à l’idée qu’on lui dérobe l’argent (« Le bonheur… Araquil… »). On porte Araquil, gravement blessé. Il explique à Anita qu’il va mourir au nom de
leur amour : il a été blessé en tentant d’aller l’arracher aux mains de son ennemi, persuadé qu’il était son amant. Anita a beau nier, les doutes d’Araquil se renforcent lorsqu’elle lui annonce avoir réuni la dot, au prix de son âme. Il l’accuse de s’être vendue. Remigio se précipite au chevet de son fils. Ramon lui apprend que le glas sonne à la mémoire du chef carliste, mort dans la nuit assassiné. Au moment d’expirer, Araquil comprend que la bourse contient le prix du sang. Remigio demande à Anita de partir.
Mais l’esprit de la malheureuse vacille. Voulant tout d’abord jeter à terre la petite vierge de plomb, qui a failli dans sa protection, elle se reprend, croyant entendre sonner les cloches de son mariage et voir la foule assemblée dans l’église. Dans sa folie, elle saisit la tête d’Araquil et s’affaisse sur lui, sans connaissance.
PATRICK DAVIN DIRECTION MUSICALE
Ancien élève de Pierre Boulez et de Péter Eötvös, Patrick Davin a assuré la création mondiale de nombreuses œuvres. Il a dirigé notamment l’Ensemble intercontemporain, l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre national de Lille, l’Orchestre de la Suisse romande, les Orchestres des Radios de Stuttgart et de Munich, l’Orchestre philharmonique de Liège, l’Orchestre national de Belgique… Il a également dirigé des productions d’opéra en collaboration avec Luc Bondy (Monnaie, Lyon et Châtelet), Jorge Lavelli (Monte-Carlo), Herbert Wernieke (Monnaie), Nicolas Joël (Toulouse), Robert Lepage (Opéra-Bastille), Olivier
Py (Genève), Jean-Louis Grinda (Liège, Montpellier et Monaco) et de nombreux autres metteurs en scène. Patrick Davin a été chef attitré des ensembles L’Itinéraire (Paris) et Musiques nouvelles (Belgique) et du Chœur de chambre de Namur, et premier chef invité de l’Opéra de Marseille ; il est actuellement premier chef invité de l’Opéra royal de Wallonie (Liège) et professeur de direction d’orchestre au conservatoire de Bruxelles.
JEAN-LOUIS GRINDA MISE EN SCÈNE
Né à Monaco en 1960, Jean-Louis Grinda est depuis 2007 à la direction de l’Opéra de Monte-Carlo. De 1996 à 2007, il occupe les mêmes fonctions à l’Opéra royal de Wallonie (Liège), où il impose une programmation éclectique. A côté des grandes pages du répertoire, il met en scène de nombreuses comédies musicales : Titanic, Sugar, Georges et Joséphine. Sa
carrière le mène de Paris (Singin’ in the Rain, Molière du meilleur spectacle musical 2001) à Montréal ou Rome. Le public monégasque a pu découvrir son travail dès 2002 dans La Périchole, puis dans La Chauve-Souris, Don Giovanni et Die Zauberflöte, Les Contes d’Hoffmann, Falstaff et Rigoletto. Récemment, il réalise les mises en scène de : L’Homme de la Mancha à Toulouse, La Gioconda à Palerme, Die Zauberflöte à Tel Aviv, Tosca, Amelia al ballo et Le Téléphone à Valence (Espagne), Robert le Diable à Erfurt, Falstaff à Metz, Rigoletto à Tenerife et La Navarraise à Saint-Etienne. Parmi ses projets : Tosca à Torre del lago, Turin et Shanghai, I Capuleti e i Montecchi à La Plata (Argentine), Simon Boccanegra à Saint-Pétersbourg, Falstaff à Tel Aviv et La Gioconda à Marseille.
RUDY SABOUNGHI DÉCORS ET COSTUMES / DÉCORS
Après avoir parcouru les scènes européennes, Rudy Sabounghi revient en Principauté et dans le théâtre qui a vu naître sa vocation. Sa carrière l’a mené sur des scènes aussi diverses que le Théâtre du peuple de Bussang, la Scala de Milan, la Schaubühne de Berlin, le Teatro Argentina de Rome, la Comédie-Française, l’Opéra de Paris, la Cour d’honneur du Festival d’Avignon ou le Festival d’Edimbourg. Que se soit pour le théâtre, l’opéra ou la danse, il retrouve régulièrement Bertrand d’At, Jean-Claude Berutti, Luc Bondy, Lucinda Childs, Anne-Teresa De Keersmaeker, Jean-Louis Grinda, Klaus Michael Gruber, Jacques Lassalle, Thierry de Peretti et Luca Ronconi. Il intervient dans plusieurs grandes écoles (Studio Herman Teirlinck d’Anvers, école du Théâtre national de Strasbourg, CNSMD de Paris, Ensatt à Lyon).
A l’Opéra de Monte-Carlo, il a réalisé notamment les décors et costumes de Don Giovanni (2008) et Rigoletto (2011) et les décors de La Chauve-Souris (2007), La Flûte enchantée (2008), Falstaff (2010) et Mefistofele (2011).
DAVID BELUGOU COSTUMES
Né à Paris en 1966. Après sa formation (dessin, maîtrise d’histoire du théâtre à la Sorbonne, cours de la chambre syndicale de la Couture), David apprend les règles du théâtre en assistant Pier Luigi Pizzi à l’Opéra de Paris, tout en étant illustrateur de mode pour Vogue. Il signe ses premiers décors et costumes à vingt-deux ans : Histoire du Soldat de Stravinsky. Il réalise
ensuite ceux de Kiss me, Kate ! de Cole Porter au Grand Théâtre de Genève, puis ceux de Nine aux Folies Bergère et ceux de la tournée mondiale du Lido. Il jongle avec les genres les plus divers : opéra, théâtre, cabaret, cirque, cinéma, ballet, comédies musicales… Anthony and Cleopatra avec Helen Mirren au Royal National Theatre, L’Italienne à Alger à Genève et à
Los Angeles, Don Pasquale à l’Opéra-Comique, Falstaff, My Fair Lady et La Vie parisienne à l’Opéra royal de Wallonie, Lady in the Dark à Philadelphie (Barrymore Award du meilleur costumier), Rani, saga historique tournée en Inde et diffusé en ce moment sur France 2, Maison de Poupée avec Audrey Tautou et Nono avec Julie Depardieu (nomination au Molière du meilleur costumier)… David Belugou retrouve l’Opéra de Monte-Carlo où il a signé les
costumes de Giulio Cesare, des Contes d’Hoffmann et d’Eugène Onéguine.
LAURENT CASTAINGT LUMIÈRES
Depuis plus de vingt cinq ans, Laurent Castaingt partage ses activités entre théâtre et opéra.
Il a créé des lumières notamment pour Alfredo Arias, Bernard Murat, Jean-Claude Berutti, René Loyon, Hideyuki Yano, Roman Polanski, Alain Delon, Gérard Desarthe et François Marthouret, Sylvie Testud, Pierre Ascaride, Stephan Grögler, Michèle Bernier, Vincent Delerm, Jean-Claude Auvray et Jean-Louis Grinda. Ses recherches ont également donné lieu à une installation Ecorces Vives (Festival Arbres et Lumières de Genève) ainsi qu’à Planet of vision (Exposition Universelle de Hanovre 2000). Il crée aussi les scénographies de certains spectacles de Jean-Louis Grinda (Les Contes d?Hoffmann), Elsa Rooke (Midsummernight?s Dream), et Marguerite Borie (Salomé à Monte-Carlo, Liège et à la Volksoper de Vienne).
Laurent Castaingt a aussi réalisé à Monte-Carlo les lumières de La Chauve-Souris, La Flûte enchantée, Don Giovanni, Rigoletto et Mefistofele. Il vient de signer les lumières de La forza del destino à la Bastille pour Jean-Claude Auvray. Parmi ses projets : la création mondiale de Re Orso à l’Opéra Comique, la reprise du Dom Juan avec René Loyon… Laurent Castaingt a
reçu trois nominations au Molière de la meilleure lumière.
EUGÉNIE ANDRIN CHORÉGRAPHE
Après des études de danse auprès de Rosella Hightower, elle est remarquée par Eric Vu An, qui l’engage au sein du Ballet de l’Opéra d’Avignon ; en tant que soliste, elle y aborde le répertoire classique, néo-classique et contemporain. Elle affirme rapidement sa vocation pour la chorégraphie en créant de nombreux ballets (La Voix du chemin à faire, Swing, Sex Avery,
Les Saltimbanques, Suite assassine…) mais aussi des comédies musicales à Paris : Sol en cirque (imaginé par Zazie) et Aimé (spectacle musical de Jean-Marie Leau). En 2007, elle crée sa propre compagnie. Les Hivernales d’Avignon lui permettent de présenter son travail ainsi que son solo, KeçaK, voler de ses propres zèles. Elle a réalisé des chorégraphies pour l’Opéra de Timisoara (Roumanie), l’Opéra de Santiago-du-Chili, l’Opéra de Rome, l’Opéra de Tel Aviv, le Capitole de Toulouse, Le Théâtre d’Erfurt (Allemagne), le Théâtre National de Nice, le Festival d’Avignon, l’Entrepôt à Mérignac, le festival Made in Cannes, ainsi que celles des ballets de La Flûte enchantée à l’Opéra de Monte-Carlo, dans une mise en scène de Jean-Louis Grinda.
STEFANO VISCONTI CHEF DE CHŒUR
Né à Livourne en 1960, Stefano Visconti, a étudié le piano, puis la direction de choeur avec Fosco Corti et Roberto Gabbiani et la direction d’orchestre avec Piero Bellugi et Giancarlo Andretta. Depuis 1984, il dirige le Choeur polyphonique Guido-Monaco de Livourne, qui a remporté différents prix et s’est étoffé d’une maîtrise et d’un chœur de jeunes. Chef de chœur au Théâtre de Livourne de 1991 à 2001, il occupe à partir de 1999 les mêmes fonctions au Festival Puccini de Torre del Lago. En 2000, il fonde le Chœur de chambre de Toscane, formé de professionnels. En 2001, il obtient sur concours le poste de directeur des choeurs et responsable artistique de la maîtrise à l’Opéra-Théâtre d’Avignon. Il a mené une recherche musicologique et un projet de reconstitution de l’œuvre complète de musique sacrée pour solistes, chœur et orchestre de Giuseppe Cambini. Il a réalisé plusieurs enregistrements chez Foné, Agora et Kikko Classic, notamment d’opéras de Mascagni (L’amico Fritz, I Rantzau, Lodoletta, Guglielmo Ratcliff, Silvano, Cavalleria rusticana, Iris et Si).
CARINE SÉCHAYE (mezzo-soprano) L’ENFANT
La mezzo-soprano suisse Carine Séchaye a fait ses débuts en Honora dans Tom Jones de Philidor à l’Opéra de Lausanne. Par la suite, elle a chanté Cherubino dans Les Noces de Figaro (Lausanne), Nancy dans Albert Herring (Darmstadt), Marmotte dans Le Verfügbar aux Enfers (Théâtre du Châtelet, Paris), Mélisande dans Pelléas et Mélisande (Darmstadt et Stuttgart), Myrtale dans Thaïs (Metz), Mercédès dans Carmen (Lausanne, Vichy et Tokyo), Flora dans La traviata (Avenches), un Page dans Salomé (Genève) et le rôle titre dans Le Chat Botté de Montsalvage (Lausanne). Plus récemment, elle a incarné Dorabella dans Così fan tutte (Toulon), Rosina dans Le Barbier de Séville (Rouen), Sméraldine dans L’Amour des trois oranges (Dijon), Octavian dans Le Chevalier à la rose (Darmstadt) et Berta dans Le Barbier de
Séville (Genève). Elle a en projet Sméraldine à Genève et Berne, Siebel dans Faust (Metz), le rôle titre de La Damoiselle élue (Concertgebouw d’Amsterdam, Utrecht), le rôle titre de La Périchole (Limoges) et celui de L’Aiglon d’Honegger (Lausanne).
BÉATRICE URIA-MONZON (mezzo-soprano) LA MÈRE / ANITA
Formée à l’Ecole d’art lyrique de l’Opéra de Paris, Béatrice Uria-Monzon se fait remarquer en Carmen à l’Opéra de Paris et reprend ce rôle sur les plus grandes scènes internationales : Teatro Colón de Buenos Aires, Chorégies d’Orange, Teatro Regio de Turin, Staatsoper de Vienne et de Munich, Metropolitan Opera de New York, Teatro Real de Madrid, Liceu de Barcelone… Parmi les autres grands rôles du répertoire français, elle chante Charlotte (Werther) à Genève et à Rome, Dalila à Zurich, Giulietta (Les Contes d’Hoffmann) à Orange, au Met, à Madrid, à l’Opéra de Paris et à la Scala de Milan, Dulcinée (Don Quichotte) à l’Opéra de Paris, la Reine Gertrude (Hamlet) au Liceu, Marguerite (La Damnation de Faust) à l’Opéra de Paris, à Leipzig, Cologne et Orange,… Elle a incarné Judit (Le Château de Barbe-Bleue) à l’Opéra de Paris, Eboli (Don Carlo) à Berlin, Venus (Tannhäuser) à l’Opéra de Paris puis au Liceu, Carmen et Santuzza (Cavalleria rusticana) à Orange, Adalgisa (Norma) à Monte-Carlo et à Lausanne, Venus (Tannhäuser) à l’Opéra de Paris et au Liceu.
DELPHINE GILLOT (soprano) LA BERGÈRE – LA CHOUETTE
Née à Lausanne de parents français, Delphine Gillot étudie au conservatoire de cette ville.
Elle poursuit ses études à Londres, à la Guildhall School of Music and Drama auprès de Laura Sarti, puis dans la classe d’opéra de la Royal Academy of Music, où elle suit l’enseignement de Joy Mammen. A l’Opéra de Lausanne, elle interprète Marianna et la Ciesca dans la double production de Il signor Bruschino et Gianni Schicchi, puis La Voix humaine. Elle chante les Idoménée de Campra et de Mozart avec l’Atelier lyrique de Tourcoing et à Wiesbaden, sous la direction de Jean-Claude Malgoire, Nedda dans I pagliacci à l’Opéra national du Pays de Galles sous la direction de Carlo Rizzi, Sémire dans Les Boréades à l’Opéra du Rhin sous la direction d’Emmanuelle Haïm, Proserpina dans l’Orfeo de Monteverdi et Armide dans Rinaldo avec l’Atelier lyrique de Tourcoing et au Théâtre des Champs-Elysées, Belinda dans Didon et Enée et Kate Pinkerton dans Madame Butterfly à Lausanne. A Monte-Carlo, elle a incarné Delia dans Il viaggio a Reims, Bianca dans La Rondine et Barena dans Jenufa.
AUDE EXTRÉMO (mezzo-soprano) LA TASSE CHINOISE – LA LIBELLULE – UN PÂTRE
Jeune mezzo-soprano de vingt-six ans, Aude Extrémo étudie le chant au conservatoire de Bordeaux et participe en octobre 2005, dans cette même ville, à la fondation d’Opéra Bastide. Au sein de cette structure, elle incarne Carmen en 2006 au Théâtre La Pergola de Bordeaux, dans l’adaptation Si j’osais Carmen. Premier prix au Concours des Amis du Grand Théâtre de Bordeaux en 2007, finaliste du Concours international du Théâtre Mariinski à Saint-Pétersbourg l’année suivante, elle entre à l’Atelier lyrique de l’Opéra national de Paris pour la saison 2008/2009. En 2009/2010, tout en restant à l’Atelier lyrique, elle chante en concert le rôle titre de Carmen (Bordeaux, île de Ré, Agen), avant d’être invitée à l’Opéra de Marseille pour Manon Lescaut (le Musicien), à Bordeaux avec Opéra Bastide pour La Flûte enchantée (Troisième Dame), à Agen pour Werther en version de concert, ainsi qu’à l’Opéra national de Paris pour Faust de Philippe Fénelon et Mirandolina. En 2011, elle a incarné un Page dans Salomé à l’Opéra de Monte-Carlo, Olga (Eugène Onéguine) à Bordeaux et Charlotte (Werther) avec Opéra Bastide.
ANNICK MASSIS (soprano) LE FEU – LA PRINCESSE – LE ROSSIGNOL
Après des études universitaires et des études de chant à Paris, Annick Massis débute au Théâtre du Capitole de Toulouse en 1992. En 1994, elle fait ses débuts à l’Opéra national de Paris dans Le nozze di Figaro. Elle aborde avec succès le répertoire français : Philine (Mignon), Ophélie (Hamlet), Leïla (Les Pêcheurs de Perles). Elle triomphe en Comtesse Adèle (Le Comte Ory) à l’Opéra-Comique, au Festival de Glyndebourne et au Mai musical florentin.
Elle incarne Lucia di Lammermoor au Staatsoper de Vienne, à Pittsburgh, Zurich et Barcelone et pour ses débuts au Metropolitan Opera en 2002 (puis en 2007). Elle chante aussi La sonnambula à Madrid, Liège, Berlin et Compiègne, Matilde di Shabran au Festival de Pesaro, La traviata à Pittsburgh et à Vienne, Roméo et Juliette à Vienne, La Juive, Platée, Hippolyte et Aricie et Les Indes Galantes à Paris, Lucio Silla au Festival de Salzbourg etc..
Elle a participé à de nombreux enregistrements pour EMI, Opera Rara, DG, Decca, Erato, Dynamic etc. En 2011, elle est retournée à Vienne pour Lucia et à Madrid pour Marguerite des Huguenots.
JEAN-FRANÇOIS LAPOINTE (baryton) L’HORLOGE COMTOISE – LE CHAT / GARRIDO
Le Québécois Jean-François Lapointe étudie le chant à l’université Laval, puis se perfectionne aux Etats-Unis. Titulaire de nombreux prix, il s’est imposé sur les scènes lyriques internationales dans le répertoire français. Depuis ses débuts sur scène en 1983, il a incarné notamment le rôle titre de Pelléas et Mélisande (Toronto, Bonn, Cincinnatti, Bordeaux, Marseille, Toulouse, Toulon, Scala de Milan, Liège, Théâtre des Champs-Elysées, Amsterdam, Opéra de Rome,…), Figaro dans Le Barbier de Séville, Valentin dans Faust (Teatro Real de Madrid, Monte-Carlo, Turin, Liège), Mercutio dans Roméo et Juliette (Cincinnati, Chorégies d’Orange, Tokyo), Danilo dans La Veuve joyeuse (Toulouse, Montréal, Marseille, Liège, Bordeaux), Escamillo dans Carmen (Lausanne, Japon, Barcelone), le rôle titre de Hamlet (Copenhague), le Prince Eletski dans La Dame de pique (Monte-Carlo), Nevers dans Les Huguenots (Monnaie de Bruxelles). Il a en projet Dialogues des carmélites (le Marquis de la force) à Toronto, Alceste et Werther à l’Opéra de Paris.
VALÉRIE CONDOLUCI (soprano) LA CHAUVE-SOURIS – UNE PASTOURELLE
Après des études musicales à Arras, Valérie Condoluci entre au Centre lyrique de l’Opéra national de Paris, où elle se perfectionne auprès de Jeannine Reiss, Christa Ludwig, Renata Scotto, Teresa Berganza et Alain Vanzo. Elle se produit sur la grande scène de l’Opéra dans Carmen (Frasquita), Manon (Poussette), Parsifal (Fille-Fleur), Medea (Kore), Peter Grimes (Nièce). Elle chante également Amour (Orphée et Eurydice), Blanche (Dialogues des carmélites) et Juliette (Roméo et Juliette) à Limoges, Sophie (Werther) à Nice, Gilda (Rigoletto) à Oslo, Pamina (La Flûte enchantée) avec le Glyndebourne Touring Opera, Nannetta (Falstaff) en tournée avec Opera North, Leïla (Les Pêcheurs de perles) à Saint-Pétersbourg, Frasquita à Bordeaux. Elle est retournée à l’Opéra national de Paris en 2010/2011 pour La Fiancée vendue ainsi qu’Akhmatova de Bruno Mantovani, en création
mondiale. Valérie Condoluci se produit régulièrement en concert et en récital. A Monte-Carlo, elle a incarné Nannetta en mars 2010.
PATRICIA FERNANDEZ (mezzo-soprano) LA CHATTE – L’ÉCUREUIL
Après des études scientifiques, Patricia Fernandez étudie le chant à Cannes, puis à l’Ecole d’art lyrique de l’Opéra de Paris, avec Denise Dupleix. En troupe à l’Opéra-Comique, elle y participe à de nombreuses productions. Elle chante ensuite Louise au Châtelet, Madame Butterfly à Dublin et retourne à l’Opéra-Comique pour L’Heure espagnole et Les Mamelles de
Tirésias. Elle débute en 2000 au Festival d’Aix-en-Provence dans le rôle titre de La Cenerentola. Fine interprète de Carmen (Hong-Kong, Dublin, Maastricht, Lubeck, Saint-Etienne, Massy, Palerme), elle incarne Mercédès dans le même opéra à la Scala, Zerlina (Don Giovanni) à Liège, le rôle titre de La Périchole à Saint-Etienne et Avignon, Métella (La Vie parisienne) à l’Opéra-Comique et à Liège, Dorabella (Così fan tutte) à Liège, Avignon, Nice, Rennes et Rouen, Clarice (L’Amour des trois oranges) à l’Opéra de Paris, la Deuxième Dame (La Flûte enchantée) à Monte-Carlo, Lola (Cavalleria rusticana) à Marseille, Donna Rosa (Il postino de Daniel Catán) aux côtés de Plácido Domingo au Théâtre du Châtelet.
MARCEL VANAUD (baryton) LE FAUTEUIL – L’ARBRE / REMIGIO
Après des études aux conservatoires de Bruxelles et Liège, Marcel Vanaud entre en troupe à l’Opéra royal de Wallonie (Liège). Il a fait ses débuts à la Scala de Milan dans la création de Docteur Faustus (Manzoni). Il a chanté Les Troyens et La traviata à Los Angeles, Le Cid à Chicago, Un ballo in maschera et Otello à Lyon, Don Carlo et Stiffelio à la Staatsoper de Vienne, Rigoletto à Dublin et Liège, Béatrice et Bénédict, Les Noces de Figaro, Don Giovanni, Così fan tutte et La Bohème à la Monnaie de Bruxelles, Tosca (Scarpia) à Saint-Etienne, Dublin, Las Palmas, Séoul et Cosenza, Andrea Chénier à Liège, Dublin et Palerme, Carmen à Amsterdam, Aida à Genève et Dublin, La Damnation de Faust à Varsovie, La forza del destino, Il trovatore, Tosca, I masnadieri et Le Vaisseau fantôme à Liège, Roméo et Juliette à Ljubljana et Dublin, Manon à Vichy et à Liège, et Les Contes d’Hoffmann (Crespel) à Monte-Carlo. Il a enregistré Stiffelio (Stankar) avec l’ORW et Hérodiade avec le Capitole de Toulouse sous la direction de Michel Plasson.
MATHIAS VIDAL (ténor) LA THÉIÈRE – LE PETIT VIEILLARD – LA RAINETTE
Mathias Vidal donne la mesure de son talent dans les répertoires les plus divers. Le baroque (Le Carnaval de Venise de Campra et King Arthur de Purcell avec le Concert spirituel ; les Te Deum de Charpentier et Lully avec le Poème harmonique ; Naïs de Lully avec la Simphonie du Marais) ; Mozart (L’Enlèvement au sérail et Le Directeur de théâtre à Rennes) ; l’opérette
(Orphée aux Enfers à Dijon, Toulon et Versailles et La Veuve joyeuse aux Folies d’O.) ; ou encore Le Paradis perdu de Théodore Dubois avec les Cris de Paris (Festival de Radio France à Montpellier, La Côte-Saint-André, Musicales de Normandie). Il a participé à la création mondiale de L’Amour coupable de Thierry Pécou à l’Opéra de Rouen ; il a aussi été Lucano dans Le Couronnement de Poppée avec les Arts florissants et William Christie, au Teatro Real de Madrid et salle Pleyel, et retrouve ce rôle cette saison avec le Concert d’Astrée à Lille, Dijon et Amsterdam. Mathias Vidal a obtenu son diplôme du Conservatoire de Paris en 2003 et, en 2007, il a été révélation classique de l’Adami.
ENRIQUE FERRER (ténor) ARAQUIL
Né à Madrid, Enrique Ferrer a étudié au Conservatoire royal de Madrid et à l’Académie d’art vocal de Philadelphie. Finaliste du Concours international Luciano-Pavarotti de Philadelphie, lauréat du Concours de chant Jaime-Aragall de Barcelone, il débute à Bogotá, puis se distingue à Madrid comme chanteur de zarzuela, se produisant au Théâtre national de la zarzuela et enregistrant de nombreux spectacles pour la télévision espagnole. En 2000, il s’installe en Italie afin d’approfondir le répertoire italien. Dès l’année suivante, il chante Lucia di Lammermoor à Oviedo, La Chauve-Souris à Bilbao et Rigoletto à Madrid. A partir de 2003, l’évolution naturelle de sa voix lui permet d’embrasser un répertoire plus lourd ; il chante ainsi Don José (Carmen) à Lima, Manon Lescaut à Mexico, le Requiem de Verdi à Athènes, Tosca au Festival Puccini de Torre del Lago, Nabucco aux Arènes de Vérone, Manon Lescaut à l’Opéra de Lyon, Aida au festival d’Istanbul, le rôle titre d’Andrea Chénier et Rodolfo (La Bohème) à l’Opéra de Monte-Carlo.
GUY GABELLE (ténor) RAMON
Originaire du Midi de la France, Guy Gabelle participe à de nombreux concours, en particulier les Voix d’or où il remporte le prix Caruso. Engagé dans la troupe du Châtelet, il s’oriente ensuite rapidement vers l’opéra. Il se produit dans L’Heure espagnole et Madame Butterfly à Bordeaux, Parsifal à Nice et à Marseille, Salomé à Strasbourg, à Nantes et à l’Opéra royal de Wallonie (Liège), Esclarmonde au Festival Massenet de Saint-Etienne et à l’Opéra-Comique de Paris (spectacle qui a fait l’objet d’un enregistrement discographique), Nabucco à Toulon, Macbeth à Marseille et à Toulon, Elektra à Marseille et Turandot à Montpellier. Depuis 1996, on peut l’entendre très régulièrement à l’ORW, où il a chanté notamment Attila, Carmen, Il trovatore, Andrea Chénier, Les Contes d’Hoffman, Rigoletto, Der Freischütz, I masnadieri, Les Huguenots, Luisa Miller, Le Roi Candaule (repris à l’Opéra de Nancy), La Gioconda, Aida, Lucia di Lammermoor… A l’Opéra de Monte-Carlo, Guy Gabelle a chanté dans La forza del destino, Andrea Chénier, La Dame de Pique et Turandot.
PHILIPPE ERMELIER (baryton) BUSTAMANTE
Philippe Ermelier jouit d’une formation artistique très diversifiée : dessin et architecture à l’Ecole Boulle, danse, art dramatique à l’Ecole franco-américaine de cinéma et théâtre (FACT), chant au Cnipal à Marseille, au conservatoire de Noisy-le-Sec, à l’Ecole d’art lyrique de l’Opéra de Paris dans la classe de Michel Sénéchal et auprès de Jacques Shuilon et Isabel
Garcisanz. Ses dons de comédien lui permettent d’aborder avec succès l’opérette et la comédie musicale, en plus du répertoire lyrique. Il a incarné le Sans-culotte Mathieu (Andrea Chénier), Bobinet (La Vie parisienne), Tourillon (La Chauve-Souris), le Sacristain (Tosca) et Larivaudière (La Fille de Madame Angot) à Liège, Duparquet (La Chauve-Souris) à Bordeaux,
Mathusalem (Cats) au Théâtre de Paris, Javert et Brujon dans Les Misérables au Théâtre Mogador, Wagner (Faust) à Massy, Coquenard (Véronique) à Avignon et Calchas (La Belle Hélène) à Avignon et Bordeaux. A l’Opéra de Monte-Carlo, on a pu l’entendre en Cuisinier et en Officier espagnol dans Cyrano de Bergerac et en Mathieu dans Andrea Chénier.



























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