59e FESTIVAL DE CANNES

April 20, 2006 on 5:24 pm | In Cinema, _french | 1 Comment

17 AU 28 MAI 2006

LA COMPÉTITION

Film d’Ouverture :
Ron HOWARD THE DA VINCI CODE Hors Compétition 2h32

Pedro ALMODÓVAR VOLVER 2h01
Andrea ARNOLD RED ROAD 1er Film 1h40
Lucas BELVAUX LA RAISON DU PLUS FAIBLE 1h30
Rachid BOUCHAREB INDIGÈNES 1h50
Nuri Bilge CEYLAN IKLIMLER (Les Climats) 1h37
Sofia COPPOLA MARIE-ANTOINETTE 2h03
Pedro COSTA JUVENTUDE EM MARCHA 2h20
Guillermo DEL TORO EL LABERINTO DEL FAUNO 1h50
(Le Labyrinthe de Pan)
Bruno DUMONT FLANDRES 1h30
Nicole GARCIA SELON CHARLIE 2h20
Xavier GIANNOLI QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR 1h50
Alejandro González IÑÁRRITU BABEL 2h15
Aki KAURISMÄKI LAITAKAUPUNGIN VALOT 1h20
(Les Lumières du faubourg)
Richard KELLY SOUTHLAND TALES 2h31
Richard LINKLATER FAST FOOD NATION 1h44
Ken LOACH THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY 2h04
(Le Vent se lève)
LOU Ye SUMMER PALACE (Palais d’été) 2h20
Nanni MORETTI IL CAIMANO 1h52
Paolo SORRENTINO L’AMICO DI FAMIGLIA (L’Ami de famille) 1h50

Film de Clôture:
Tony GATLIF TRANSYLVANIA Hors Compétition 2h

LES JURYS OFFICIELS

Jury des longs métrages
WONG Kar Wai, Président
Réalisateur chinois

Monica BELLUCCI - actrice italienne
Helena BONHAM CARTER - actrice anglaise
Lucrecia MARTEL - réalisatrice argentine
ZHANG Ziyi - actrice chinoise
Samuel L. JACKSON - acteur américain
Patrice LECONTE - réalisateur français
Tim ROTH - acteur anglais
Elia SULEIMAN - réalisateur palestinien

UN CERTAIN REGARD

Film d’Ouverture :
PARIS, JE T’AIME 2h00

Rabah AMEUR-ZAÏMECHE BLED NUMBER ONE 1h40
Marco BELLOCCHIO IL REGISTA DI MATRIMONI 1h40
(Le Metteur en scène de mariages)
Israel Adrian CAETANO CRONICA DE UNA FUGA 1h55
(Chronique d’une fuite)
Rolf DE HEER TEN CANOES 1h30
Denis DERCOURT LA TOURNEUSE DE PAGES 1h25
Paz ENCINA HAMACA PARAGUAYA 1er Film 1h18
Stefan FALDBAKKEN URO 1er Film 1h38
Jacques FIESCHI LA CALIFORNIE 1er Film 1h47
Paul GOLDMAN SUBURBAN MAYHEM 1h35
(Le Feu sous la peau)
Patrick GRANDPERRET MEURTRIÈRES 1h40
Slawomir FABICKI Z ODZYSKU 1erFilm 1h40
Manuel HUERGA SALVADOR PUIG ANTICH 2h13
Nikolay KHOMERIKI 977 1er Film 1h27
Catalin MITULESCU CUM MI-AM PETRECUT SFARSITUL LUMII 1erFilm 1h45
(Comment j’ai fêté la fin du monde)
Garin NUGROHO SERAMBI 1h10
György PÁLFI TAXIDERMIE 1h30
Oxide PANG CHUN, Danny PANG GWAI WIK 1h45
Djamshed USMONOV BIHISHT FAQAT BAROI MURDAGON 1h45
(Pour aller au ciel il faut mourir)
Francisco VARGAS EL VIOLIN (Le Violon) 1erFilm 1h38
Kristijonas VILDZIUNAS YOU AM I (Toi être moi) 1h30
WANG Chao LUXURY CAR (Voiture de luxe) 1h30
YOON Jong-bin THE UNFORGIVEN 1erFilm 2h06

LES FILMS HORS COMPÉTITION

Grand Théâtre Lumière :
Paul GREENGRASS UNITED 93
(Vol 93) 1h45
Brett RATNER X-MEN: THE LAST STAND 1h43
Tim JOHNSON, Karey KIRKPATRICK OVER THE HEDGE 1h30
(Nos voisins les hommes)
Séances de minuit :
John Cameron MITCHELL SHORTBUS 1h42
SU Chao Pin GUISI 1h56
(Soie / Silk)
Johnnie TO ELECTION 2 1h32
Salle Buñuel :
Mimo CALOPRESTI VOLEVO SOLO VIVERE 1h25
Bill COUTURIE BOFFO: TINSELTOWN’S BOMBS AND BLOCKBUSTERS 1h20
(Boffo! Les Revers et réussites d’Hollywood)
Benoît DELÉPINE AVIDA 1h23
Davis GUGGENHEIM AN INCONVENIENT TRUTH 1h58
Jean-Henri MEUNIER ICI NAJAC, À VOUS LA TERRE 1h35
Phillipe PARRENO, Douglas GORDON ZIDANE, UN PORTRAIT DU 21E SIÈCLE 1h35
Tahani RACHED EL-BANATE DOL 1h30
(Ces filles-là / These Girls)
Abderrahmane SISSAKO BAMAKO 1h52

Programme de courts métrages

THE WATER DIARY de Jane CAMPION (17’), LES SIGNES de Eugène GREEN (32’), STANLEY’S
GIRLFRIEND de Monte HELLMAN (27’), SIDA de Gaspar NOE (19’), UN LEVER DE RIDEAU
de François OZON (28’)

LE FESTIVAL 2006

En bref,
Le jury Un Certain Regard sera présidé par Monte Hellman
Le jury de la Caméra d’Or sera présidé par Luc et Jean-Pierre Dardenne
La Leçon d’acteur sera donnée le vendredi 19 mai par Gena Rowlands
La Leçon de musique d’Alexandre Desplat, en dialogue avec Jacques Audiard, aura lieu dimanche 21 mai
La Leçon de cinéma sera donnée par Sydney Pollack le jeudi 25 mai
Une exposition inédite consacrée à Sergei M. Eisenstein présentera, en contrepoint de la part plus connue de
l’œuvre du réalisateur, une collection de dessins érotiques. Le programme sera complété par la projection
d’Octobre (1927), Le Pré de Bejine (1937) et Alexandre Nevski (1938).
L’affiche du Certain Regard lui rend hommage avec un dessin original pour un costume de théâtre.
Pour la Journée de l’Europe du mardi 23 mai, le Festival de Cannes accueillera avec la Commission
Européenne les ministres de la culture européens et des personnalités du cinéma, autour du thème : « les
cinémas d’Europe courent le monde / European films go global »
Rappels :
- L’Atelier a sélectionné 18 projets de films pour leur permettre de boucler leur financement au cours du
Festival
- Tous les Cinémas du Monde offre une vitrine d’exposition de leur production cinématographique à 7
nouveaux pays : Russie, Israël, Singapour, Suisse, Venezuela, Tunisie et Chili.
- Le Village International, espace de promotion des cinématographies mondiales, accueille onze nouveaux
pays: Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Hong-Kong, Inde, Maroc, Roumanie, Serbie, Slovénie et Thaïlande.
- le Short Film Corner, dédié à la promotion du film court, présente 800 courts-métrages en provenance d’une
cinquantaine de pays, pour la plupart inédits, et propose également de nombreuses tables rondes thématiques.

LA PRÉSENTATION DE LA SÉLECTION

La Sélection Officielle du Festival de Cannes 2006 se composera comme chaque année des films présentés dans : la Compétition, Un Certain Regard et les séances hors compétition,
Elle propose également une compétition de courts métrages et une compétition de films issus d’écoles de
cinéma (Cinéfondation).
Cannes Classics concerne les films du patrimoine, montrés principalement dans la salle Buñuel.
Enfin, aux salles du Palais (Lumière, Debussy, Buñuel, Bazin) s’ajoute désormais le Cinéma de la Plage,
permettant d’offrir aux festivaliers et aux cannois des projections en plein air.
– Quels sont les critères utilisés pour qu’un film soit sélectionné à Cannes ?
C’est la question la plus importante… et dont la réponse est la plus difficile à formuler. Cannes ne s’éloigne pas
de ses principes, et la philosophie qui conduit la sélection reste la même : mettre en valeur le cinéma d’auteur,
la recherche des voix singulières dans des cultures différentes, les qualités de mise en scène, la pratique du
cinéma comme art, un monde qui se reconnaît à travers les films projetés. A cela s’ajoute le rapport entre l’état
du cinéma et celui de son public, la présence massive des journalistes et des professionnels. Le Festival de
Cannes, finalement, relève d’une alchimie qui mêle le cinéma d’auteur, le glamour, le marché et la presse.
– On sait que, ces dernières années, les nouvelles technologies de création de l’image ont permis un
accroissement très important du nombre de longs métrages soumis à la sélection cannoise…
… Oui, c’est encore le cas cette année.
– Pourtant, le nombre de films sélectionnés n’augmente pas ?
Non. L’accroissement quantitatif ne signifie pas obligatoirement que la qualité augmente et, dans tous les cas,
il ne sert à rien de multiplier les sélections. Au contraire, nous tenons plus que jamais à présenter une sélection
resserrée afin de mieux valoriser les films. Cannes ne sera jamais un festival à 300 films. La sélection officielle
en compte une cinquantaine, pas plus ; pour le reste, une part majeure de la production mondiale est présentée
au Marché, le plus important au monde. C’est pourquoi le nombre de films sélectionnés reste identique, alors
même que la compétition durera dix jours, soit un de plus qu’en 2004 et 2005. La grille de programmation en
sera ainsi allégée.
– C’est-à-dire ?
Après l’ouverture le mercredi 17 mai, avec la présentation hors compétition de Da Vinci Code de Ron Howard,
la compétition et le Certain Regard commenceront le jeudi 18 mai et se poursuivront jusqu’au samedi 27 mai.
Le palmarès sera annoncé le dimanche 28 mai lors de la cérémonie de clôture. Hors ouverture et clôture, nous
aurons donc 10 jours de compétition.
– Comment cette sélection officielle s’organise-t-elle ?
Cannes 2006 présentera 55 films représentant 30 pays. Au total, on assistera à 48 premières mondiales, un
chiffre qui témoigne de la volonté du Festival de Cannes de présenter des œuvres inédites. Il y aura en
compétition 20 longs métrages venus de 13 pays. La sélection présentera également 8 premiers films.
– Le Festival 2005 fut marqué par la présence massive d’auteurs reconnus, dont a témoigné le palmarès
(Palme d’Or pour les frères Dardenne, Grand Prix pour Jim Jarmusch, Prix de la mise en scène à Michael
Haneke). Est-ce encore le cas cette année ?
Le Festival de Cannes est le lieu privilégié où les grands auteurs présentent leurs nouveaux films. Cette année,
nous retrouverons Nanni Moretti (Palme d’or en 2001 avec la Chambre du fils), qui revient avec son nouveau
film, le Caïman), Aki Kaurismäki (Grand Prix 2002 pour l’Homme sans passé), qui présente les Lumières du
faubourg), Pedro Almodovar (Prix de la mise en scène en 1999 pour Tout sur ma mère), qui revient avec
Volver, Ken Loach (Prix du scénario en 2002 avec Sweet Sixteen) qui présente le Vent se lève ou enfin les
français Bruno Dumont ou Nicole Garcia, déjà venus en compétition. Mais sur l’ensemble de la compétition,
des noms nouveaux apparaissent…
– N’est-ce pas le cas chaque année ?
Oui, nous nous efforçons en effet de ne pas figer la sélection, même si la fidélité aux artistes qui ont fait le
renom de Cannes compte beaucoup à nos yeux. Mais depuis quelques années, nous avons souhaité ouvrir portes
et fenêtres pour laisser entrer le grand air de la création contemporaine, en n’hésitant pas à dépasser les limites
normalement assignées à un festival international. En essayant de déplacer les lignes. Avec Gilles Jacob, nous
avions fait le vœu de voir le cinéma de genre, l’animation, le documentaire, obtenir une visibilité correspondant
à la place légitime qui est la leur dans le cinéma mondial et dans les sensibilités de la critique et du public
d’aujourd’hui. C’est aujourd’hui chose faite.
– Comment classer 2006 ?
La sélection 2006 est à classer dans la catégorie des « années de renouvellement ». Pour la compétition, se
distinguent trois groupes de films. D’abord, on vient de l’évoquer, un groupe de cinéastes reconnus : Nanni
Moretti, Pedro Almodovar, Aki Kaurismäki ou Ken Loach, auxquels s’ajoutent Bruno Dumont et Nicole
Garcia, qui viennent tous deux pour la deuxième fois en compétition.
Un deuxième groupe rassemble la « génération montante » : Sofia Coppola, Paolo Sorrentino, Rachid
Bouchareb, Alejandro Gonzales-Inarritu, Lou Ye, Richard Linklater ou le français Xavier Giannoli.
Un troisième groupe enfin accueille des cinéastes qui proposent des films originaux auxquels la présence en
compétition donnera un écho particulier. Cela va du mexicain Guillermo del Toro à l’américain Richard Kelly
qui sera le benjamin de la compétition puisqu’il n’a que 30 ans.
Par ailleurs, le Certain Regard, si l’on étudie de près la nature de sa composition, présente également un visage
sensiblement différent, avec là aussi un mélange de noms connus et de jeunes cinéastes.
– La découverte de nouveaux talents est-elle l’enjeu majeur dans le cinéma d’aujourd’hui ?
Oui, c’est un enjeu fondamental mais ce n’est pas le seul. Nous n’avons aucune obsession de la découverte et
nous tenons à montrer des cinéastes de renom dans la continuité de leur travail. Et nous nous méfions des effets
d’affichage qui peuvent se révéler dangereux : le public de Cannes est un public de connaisseurs et même s’il
aime être surpris par l’apparition de noms nouveaux, il reste avant tout exigeant.
Mais la présence de certains cinéastes est le résultat du travail mené en direction de la jeune création depuis
plusieurs années. Vous verrez en sélection des noms déjà apparus sur la Croisette comme « jeunes cinéastes ».
– Qui par exemple ?
Par exemple, le roumain Catalin Mitulescu ou le français Xavier Giannoli ont remporté la Palme d’or du court
métrage dans le passé. Ils se retrouvent ensemble en sélection officielle cette année. Le mexicain Francisco
Vargas qui concourt au Certain Regard vient de la Cinéfondation, comme le polonais Adam Guzinski, Premier
Prix de la Cinéfondation en 1998.
Commencent à apparaître des liens de filiation à l’intérieur même de la sélection officielle, entre la compétition,
le Certain Regard et la Cinéfondation, les courts métrages, la Résidence, l’Atelier (lancé l’année dernière). De
fait, cela permet à Cannes de procéder à une certaine traçabilité des cinéastes et des talents qui vient prouver
que le Festival contribue lui aussi à la relance de la création.
– C’est-à-dire ?
En mettant son prestige et ses moyens au service de la création en amont, nous voulons affirmer qu’un grand
festival international ne doit pas se contenter de projeter des films. Il doit chercher de nouvelles voies,
promouvoir des auteurs ou des pays, contribuer à établir des liens nouveaux entre les créateurs et les
producteurs. Un festival, tout en restant comme nous le souhaitons sur une sélection officielle resserrée, ne doit
pas réduire son champ d’activités mais l’élargir. C’était le vœu de Gilles Jacob en créant la première Caméra
d’Or en 1978 puis la Cinéfondation vingt ans plus tard.
– Ce travail porte-t-il ses fruits ?
Incontestablement. Et il ne faut voir là aucune charge narcissique consistant à valoriser notre propre
« patrimoine génétique » : il s’agit simplement d’un enjeu vital pour la diversité cinématographique mondiale.
D’ailleurs, le Festival de Cannes n’est pas le seul à développer cette pratique puisque Rotterdam, San Sebastian
ou Pusan en Corée ont également créé des bourses d’écriture, des aides au développement ou des soutiens en
production.
– Vous disiez plus haut que le nombre de films soumis à la sélection augmente encore. Avez-vous pris des
dispositions spéciales ?
Oui, nous avons créé un troisième comité de sélection à Paris afin de pouvoir visionner l’ensemble de ces films,
les deux comités existant déjà (films étrangers et films français) ne suffisant plus. Par ailleurs, le Festival de
Cannes développe ses réseaux de correspondants à travers le monde. Je voudrais d’ailleurs remercier et rendre
hommage à tous ceux qui, de façon régulière ou non, m’apportent leur savoir et leurs conseils tout au long de
l’année à travers le monde. La sélection, si j’en assume l’entière responsabilité, est avant tout un travail
collectif, tant il est vrai que la vision des films suscite le débat et se nourrit de l’échange d’opinions. Et j’espère
que les discussions qui nous ont animés se poursuivront entre les festivaliers.
– Revenons à la composition de la Sélection officielle. Ce qui frappe, c’est une forte présence de l’Europe en
sélection…
En effet, l’Europe reste un grand continent de cinéma. Depuis quelques années, on sent se lever un vent d’est.
La sélection 2006 le confirme : Pologne, Hongrie, Roumanie, Lituanie sont à nouveau présents. Rappelons que
c’est le film roumain de Cristi Puiu qui avait emporté en 2005 le prix Un Certain Regard.
On retrouve aussi au Certain Regard 2006 des films venus d’Ecosse, de Norvège, d’Italie, d’Espagne. Avec ses
maîtres présents en compétition (Almodovar, Moretti, Kaurismäki, Loach), l’Europe rappelle, s’il en était
besoin, qu’elle possède un cinéma de première grandeur.
– Le cinéma asiatique confirme-t-il son importance…
Il y aurait beaucoup à dire sur l’apport fondamental des films venus d’Asie depuis quelques années. D’un point
de vue artistique, il n’y a plus de grand festival sans film asiatique. Du point de vue de l’industrie, les
professionnels viennent de plus en plus nombreux au Festival. On retrouve en 2006 la Chine en compétition,
hors compétition et au Certain Regard. Cannes continue de prêter une attention particulière aux films de ce
continent, de l’Inde jusqu’en Chine. Et à ses artistes : de ce point de vue, le choix de Wong Kar Wai comme
Président du Jury est un signe fort que nous souhaitions envoyer.
– Vous évoquiez le renouvellement des générations. Cela semble s’appliquer particulièrement au cinéma
américain…
Oui. Richard Linklater, Richard Kelly et Sofia Coppola : les cinéastes américains présents en compétition y
viennent pour la première fois. Ajoutons-y John Cameron Mitchell qui présente hors compétition un film très
audacieux. De fait, Sofia Coppola, dont la jeune carrière est déjà saluée de toutes parts, semble faire partie du
paysage depuis de nombreuses années !
– Sur le plan des thèmes et des sujets abordés, que peut-on dire de cette sélection ?
Nouveaux regards lancés par une jeune génération, films d’amour, films de genre, émergence de l’Europe et
bien sûr grands cinéastes forment autant de propositions cinématographiques que de films en compétition cette
année. Plus que jamais, le cinéma se fait reflet du monde et son extrapolation. La sélection 2006 du Festival de
Cannes conjugue en ce sens une double proposition : montrer les conséquences des mouvements politiques et
sociaux du monde (avec l’émergence d’un nouveau cinéma européen, et en particulier celui des pays de l’ancien
bloc de l’Est) et projeter les grandes questions sur l’avenir de notre planète.
– Des thématiques communes traversent-elles cette édition 2006 ?
Oui, d’abord l’Histoire et sa mise en perspective politique. Rachid Bouchareb filme le passé pour comprendre le
présent en réalisant Indigènes sur la colonisation française. Le polonais Slawomir Fabicki (Zodzysku) et le
roumain Catalin Mitulescu (The Way I Spent the End of the World) signent des premiers films tout droit issus
d’une Europe de l’Est cinématographiquement créatrice de ses malaises sociaux. Le social, avec l’Histoire, c’est
aussi ce dont s’inspire une fois encore l’anglais Ken Loach avec les irlandais de The Wind that Shakes the
Barley. Sofia Coppola, elle, tente de façon audacieuse de conjuguer la grande Histoire avec l’évocation intime
d’une jeune reine dont la vie suscite encore aujourd’hui d’étonnantes résonances.
L’art est toujours politique, la question ne se pose plus. le Caïman de Nanni Moretti sur l’Italie, Berlusconi et le
cinéma, Fast Food Nation de Richard Linklater sur les liens entre la « mal bouffe » et la politique d’exploitation
des émigrés clandestins de la frontière mexico-américaine. Et enfin Flandres de Bruno Dumont, étonnante
version de l’homme ordinaire face à une guerre qui pourrait être irakienne, est une évocation de la barbarie
moderne.
Autre tendance actuelle, un certain retour au genre pour évoquer l’avenir de nos sociétés, et pour le Festival
l’occasion d’ouvrir ses portes à une jeune génération de cinéastes engagés. Ce sera Southland Tales de Richard
Kelly, audacieux film d’anticipation musical, poétique et politique sur les Etats-Unis de demain – et donc,
d’aujourd’hui, le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, film mexicain onirique, fantastique sur la guerre
civile vue par une enfant, la très libre et moderne Marie-Antoinette de Sofia Coppola, et enfin Babel de
Alejandro Gonzalez Inarritu qui mêle dans un scénario complexe plusieurs histoires sur l’état du monde.
Enfin, les destins de personnages de tous les jours et de belles histoires d’amour viendront ponctuer ces deux
tendances. Pedro Almodovar avec Volver évoque une société matriarcale hantée par la vengeance, Xavier
Giannoli ausculte l’univers des bals populaires avec Quand j’étais chanteur, (illuminé par l’immense présence
de Gérard Depardieu), Aki Kaurismaki avec Vartijia / les Lumières du faubourg tourne une nouvelle fois à
hauteur d’homme, tout comme l’italien Paolo Sorrentino qui avec l’Ami de la famille filme ceux que l’on ne
regarde jamais. A sa façon, Nicole Garcia avec Selon Charlie, ne fait pas autre chose. Enfin l’impossibilité du
couple sera le thème éternel et universel une nouvelle fois revisité avec les égarements magnifiques des amants
de Summer Love du chinois Lou Ye, et la danse solaire des héros de Climats du turc Nuri Bilge Ceylan.
– Comment se présente le Certain Regard ?
Le Certain Regard 2006 se compose de 22 films (dont 7 premières œuvres) venus de 20 pays différents. C’est
une sélection dont le niveau vient de la qualité des cinéastes et des pays représentés.
Depuis plusieurs années, le Certain Regard affiche des exigences qui lui ont permis de devenir une sélection
réellement alternative à la compétition. Pour les jeunes cinéastes, c’est une première entrée en sélection
officielle. C’est d’ailleurs au Certain regard qu’on retrouve le plus grand nombre de premiers films. Pour les
cinéastes confirmés, c’est l’occasion de venir présenter leur travail dans des conditions totalement différentes de
la compétition. Ainsi, Marco Bellochio ou Rolf de Heer, des habitués des marches rouges, viennent-ils présenter
des films qui en surprendront plus d’un par leur originalité et leur liberté artistiques.
– Pour terminer, peut-on dire un mot sur les films présentés Hors Compétition à la salle Buñuel ? Il semble
que ce programme se renforce d’année en année…
Il se renforce, en effet, mais là encore sans excéder le nombre de films présentés l’an dernier, alors même que le
Festival dispose d’un jour de plus. La salle Buñuel présente un programme de films particuliers, documentaires,
fictions. A jeter un coup d’œil sur ces films, on y retrouve des cinéastes et des sujets qui concentrent une bonne
partie des tendances de la création contemporaine.
– Quelles sont les stars attendues sur la Croisette ?
D’abord les comédiens du film d’ouverture Tom Hanks, Audrey Tautou , Jean Reno, Jean-Pierre Marielle. Puis,
par film, Penélope Cruz, Carmen Maura, Cillian Murphy, Liam Cunningham, Kirsten Dunst, Judy Davis, Asia
Argento, Marianne Faithfull, Steve Coogan, Michele Placido, Cate Blanchett, Gael García Bernal, Sami
Bouajila, Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Patricia Arquette, Ethan Hawke, The Rock, Sean
William Scott, Sarah Michelle Gellar, Sergi López, Cécile De France, Gérard Depardieu, Jean-Pierre Bacri,
Vincent Lindon, Benoît Magimel, Benoît Poelvoorde, Fanny Ardant, Bruce Willis, Nick Nolte, Juliette
Binoche, Willem Dafoe, Ben Gazzara, Bob Hoskins, Maggie Gyllenhaal, Ludivine Sagnier, Gena Rowlands,
Hugh Jackman, Halle Berry, Ian McKellen, Kris Kristofferson, Nanni Moretti, Silvio Orlando, ainsi que les
comédiens présents au Jury : Tim Roth, Samuel L. Jackson, Helena Bonham-Carter, Zhang Ziyi et Monica
Belluci.

L’ATELIER 2006

L’Atelier 2006 a sélectionné 18 projets de cinéastes venus de 17 pays (2 des E.U) répartis sur les 5 continents.

Les scénarios (sujets originaux pour les ¾) abordent des thèmes témoignant d’une sensibilité commune à la
situation du monde. Cette génération issue de la mondialisation partage les mêmes craintes et les mêmes
espoirs, au-delà des différences de cultures.
Leur point de vue sur le monde, universel et singulier, s’exprime par le regard de deux adolescents latinos aux
Etats-Unis après le 11 septembre (Don’t Let me Drown), celui d’une femme sur un univers totalement masculin
en Antarctique (Shiver), d’un homme de la préhistoire (Utopia, l’un des 9 films sur l’ « American dream ») ou
encore d’un jeune noir sud africain sur la violence dans les ghettos (Scar).
D’autres projets s’interrogent sur la famille, à travers la recherche de paternité vécue comme signe de puissance
(Kishta), ou dans le conflit entre père et fils (La Régate), ou encore la dislocation du modèle familial (Home).
Le thème de l’apprentissage du monde par le voyage est abordé par plusieurs cinéastes : traversée de l’Inde en
cinéma ambulant (Road, Movie), plongée angoissante dans un monde fantastique (The Quagmire), étrange
rencontre dans le désert américain de deux croates, l’un musulman, l’autre orthodoxe (Buick Rivera). Capacité
d’adaptation et instinct de survie sont au cœur des projets de Wang Bing, Ursula Meier ou Teboho Mahlatsi.
Les projets sélectionnés sont soutenus par des producteurs, pour la plupart américains (7) ou français (5).
La moyenne des budgets se situe autour de 3,2 Mi $, dont une part du financement déjà acquis.
Objectifs : Pour l’édition 2006, l’information des professionnels est renforcée par l’utilisation de l’ensemble du
réseau du Marché du Film et du Producers Network pour accélérer le financement et le passage à la réalisation.
L’Atelier 2005 a permis de faire aboutir la réalisation de 6 films (4 sont tournés et 2 sont en post-production) et
la mise en production de 7 autres films au printemps et à l’été 2006.
www.cinefondation.com

SÉLECTION ATELIER 2006

Teboho Mahlatsi SCAR Afrique du Sud
Santiago Palavecino TARDE Argentine
Christina Andreef SHIVER Australie
Bernard Bellefroid LA REGATE Belgique
José Luis Torres Leiva LE CIEL, LA TERRE ET LA PLUIE Chili
Wang Bing BLACK IRON DAYS Chine
Goran Rusinovic BUICK RIVERA Croatie
Luiso Berdejo THE QUAGMIRE Espagne
Cruz Angeles DON’T LET ME DROWN Etats Unis
Richard Press VIRTUAL LOVE Etats Unis
Fabrice Genestal BLACK BOX France
Michelange Quay MANGE, CECI EST MON CORPS Haïti
Dev Benegal ROAD, MOVIE Inde
Dover Kosashvili KISHTA Israel
Cristi Puiu SCENE OF A CRIME Roumanie
Ilya Khrzhanovsky DAU Russie
Ursula Meier HOME Suisse
Apichatpong Weerasethakul UTOPIA Thaïlande

TOUS LES CINÉMAS DU MONDE

Pour sa deuxième édition « Tous les Cinémas du Monde » accueille sept nouveaux pays : la Russie, Israël,
Singapour, la Suisse, le Venezuela, la Tunisie et le Chili.
Ce programme du Festival de Cannes a pour but d’illustrer la diversité culturelle du cinéma mondial. Il a été
créé et se développe grâce à un financement de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
• La Russie, il y a peu, connaissait une absence de grands films et un déficit de salles de cinéma.
Aujourd’hui, le volume de la production et le nombre de salles sont en augmentation. C’est ce nouveau
panorama qui nous est donné à voir où une nouvelle génération tente la synthèse entre la grande
tradition cinématographique nationale et la nouvelle société russe.
• En Israël, les productions vont chercher plus profond dans la vie des individus et moins dans les
événements politiques. Trois longs métrages et cinq courts nous sont présentés, produits d’une société
multiculturelle, d’un foisonnement d’écoles de cinéma, d’une politique publique active, d’une
ouverture au cinéma des autres.
• Singapour va illustrer la diversité esthétique, linguistique et intellectuelle qui la caractérise en
présentant des films en mandarin, cantonnais, anglais, malais, et différents dialectes chinois. Cette
diversité culturelle nous plonge dans une extraordinaire variété de thèmes, de rythmes, de traitements.
• La Suisse n’est pas le pays tranquille que nos clichés nous dessinent, les douces montagnes et les villes
opulentes sont apparemment propices aux délires amoureux, policiers, et autres ; rien ni personne ne
reste calme dans ces trois longs métrages et ces neuf courts.
• Le Venezuela a connu, en 2005, l’entrée en vigueur de la “Loi du Cinéma” et la création du
FONPROCINE qui collecte une taxe de 3% sur les entrées de salles. Comme en témoigne le
programme présenté, cette nouvelle politique s’appuie sur des cinéastes qui voyagent, connaissent bien
le cinéma des autres et qui puisent leur inspiration dans les tensions sociales et politiques de leur pays.
• La Tunisie nous montre un cas rare de « cinéma intellectuel et populaire » porté par une « génération
numérique », libérée et inventive, qui vient prendre sa place aux côtés d’une production en 35mm.
• Le Chili récolte les fruits d’une politique volontariste : les promotions de son école de cinéma, créée il
y a 11 ans, commencent à constituer l’ossature principale d’un cinéma national, depuis deux ans une
loi du ciLA COMPÉTITION

Jury de la Cinéfondation et des courts métrages

Andreï KONCHALOVSKY, Président
Réalisateur russe

Sandrine BONNAIRE - actrice française
Daniel BRÜHL - acteur allemand
Souleymane CISSE - réalisateur malien
Zbigniew PREISNER - compositeur polonais

La più grande AUSL d’Italia

April 19, 2006 on 5:02 pm | In Charity, Respect, _italian | No Comments

Bologna aderisce alla Campagna “GiuleManidaiBambini”®: altri nove ospedali con circa 13.000 professionisti tra medici, infermieri etc, per un bacino d’utenza di 50 comuni ed oltre 820.000 assistiti. Il portavoce Luca Poma dichiara: “questa è una struttura sanitaria d’eccellenza, che ci auguriamo voglia e possa fare la propria parte per veicolare questo importante messaggio sociale”. Presa di posizione della 1^ cattedra di Psichiatria dell’Università di Roma “La Sapienza”: “diagnosi inconsistenti, bambini a rischio”.

A poche settimane dall’adesione come “testimonial” da parte del prof. Ervin Laszlo – già candidato al Premio Nobel, nonché Direttore dei Programmi dell’Istituto delle Nazioni Unite per l’Istruzione e la Ricerca, Presidente della Società Internazionale per la Scienza dei Sistemi e Consigliere del Direttore Generale dell’UNESCO - la più strutturata AUSL d’Italia, quella di Bologna, ha deciso di aderire alla Campagna “Giù le Mani dai Bambini”®, la più visibile iniziativa di farmacovigilanza per l’età pediatrica in Italia (vedi www.giulemanidaibambini.org). L’AUSL di Bologna serve 820.219 persone, su un territorio che comprende ben 50 comuni: vi lavorano 8400 professionisti, 3000 infermieri e 1400 medici, con un budget annuale da 1,3 miliardi di euro. Offre oltre 11 milioni di prestazioni specialistiche all’anno, e controlla 9 ospedali ed altrettante case di cura accreditate, 74 poliambulatori, 53 sedi di consultorio, 23 punti di continuità assistenziale e 24 strutture residenziali per anziani. “Questa AUSL – ha dichiarato Luca Poma, Portavoce nazionale di “Giù le Mani dai Bambini”® - rappresenta un grande bacino d’utenza per veicolare con ancor più forza il messaggio della ns. Campagna sociale. E’ nostra intenzione non far terminare le sinergie con l’adesione: la concordanza di approccio – equilibrato ed indirizzato alla miglior tutela del diritto alla salute dei bambini, specie quelli con disturbi del comportamento – è evidente, e l’auspicio è trasferire competenze, informazioni ed aggiornamenti al personale dell’AUSL e perché no – con linguaggio divulgativo – alla popolazione di utenti che l’AUSL assiste. Siamo stati onorati di apprendere dell’adesione dell’AUSL Bologna – conclude Poma - maturata ad dimostrazione di una loro spiccata sensibilità sociale. Benvenuti nella nostra rete, che da voce ad oltre 200.000 specialisti, con l’impegno nostro alla massima collaborazione”. L’adesione dell’AUSL di Bologna è in linea con le strategie del Comitato Scientifico permanente di “GiuleManidaiBambini®”, il cui membro prof. Emilia Costa - titolare della 1° Cattedra di Psichiatria dell’Università di Roma La Sapienza – ha dichiarato a margine di un convegno a Torino: “parlando di disturbi del comportamento, ed in particolare di sindromi quali ad esempio il deficit di attenzione e iperattività, siamo più che altro di fronte ad una “moda” ed a diagnosi inconsistenti e vaghe. Queste diagnosi, così come vengono oggi semplicisticamente perfezionate, non si possono e non si devono fare, non sono nell’interesse del bambino”.

FESTA ARTUSIANA 2006 a FORLIMPOPOLI:

April 19, 2006 on 10:55 am | In Expo, Gourmet, _italian | No Comments

RESI NOTI I NOMI DEI VINCITORI DEI
PREMI ARTUSI DELLA 10a EDIZIONE

I Premi Artusi, “Nobel” della cucina, assegnati quest’anno a Moshe Basson, cuoco israeliano, interprete della cucina kosher, e Julitte Diagne Cisse, senegalese, che da anni si batte per la difesa dei contadini africani. - Forlimpopoli festeggia il 10° compleanno della Festa, dal 17 al 25 giugno 2006.

I Premi Artusi 2006 hanno un nome e un cognome. I “Premi Nobel della cucina”, che ogni anno vengono assegnati ad un grande cuoco di fama internazionale e ad un personaggio che ha fatto della lotta alla denutrizione un impegno quotidiano, vengono assegnati quest’anno a Moshe Basson, chef israeliano di origine irachena, per il miglior cuoco, e a Julitte Diagne Cisse, contadina senegalese, per il premio sociale. Entrambi saranno premiati nel corso della Festa Artusiana a Forlimpopoli (17-25 giugno 2006), che giunge quest’anno alla 10° edizione.
Moshe Basson, per anni a capo del ristorante Eucalyptus di Gerusalemme, è da sempre attento ai sapori e agli ingredienti della più antica tradizione ebraica, che ha convogliato nella sua cucina, realizzando numerose ricette descritte nelle pagine della Bibbia, fino ad essere definito ‘archeologo del cibo’. Per quasi 17 anni il ristorante “Eucalyptus” ha proposto ‘cucina biblica’ rigorosamente kosher, di altissima qualità, diventando una tappa irrinunciabile per gli amanti della gastronomia più raffinata. Conclusa l’esperienza dell’Eucalyptus, nel 2003 Basson ha fondato il Carmei Ha’ir, e nel 2004 l’Ihlu-Reim, ristoranti aperti anche a chi non può pagare il conto, dove i clienti stabiliscono il prezzo delle portate, a seconda della loro soddisfazione e delle loro possibilità finanziarie. Dal 2001 Moshe Basson fa parte dell’associazione “Chefs for Peace”, composta da 25 cuochi arabi e israeliani, di religione ebrea, mussulmana e cristiana, uniti dalla passione per la cucina e dalla convinzione che il dialogo fra israeliani e palestinesi passa anche attraverso il comune linguaggio del cibo.
Julitte Diagne Cisse, contadina senegalese della regione lagunare della Casamance, è nata in un villaggio nel cuore dei Paesi Diola. Attiva fin dagli anni ’60 come leader delle associazioni femminili rurali, nel 1988 Julitte ha fondato con Pascal Manga la A.S.D.I. (Association Sénégalaise pour le Développement Intégré) una O.N.G. fondata dopo i primi, devastanti, anni di guerra civile, per rispondere all’aggravarsi delle condizioni di vita delle popolazioni rurali. L’associazione opera in diversi settori: microcredito per incentivare la piccola imprenditorialità femminile, lotta alla salinizzazione dei terreni, orticoltura per differenziare e migliorare l’alimentazione delle famiglie, con una particolare attenzione agli equilibri ambientali, sociali ed economici nel territorio, ricercando continuamente la legittimità della propria azione con il coinvolgimento diretto della base della popolazione. Sia Basson che Julitte saranno presenti alla Festa per ritirare il Premio (5.000 euro) ed incontrare il pubblico.

IL PREMIO MARIETTA E I MARIETTA “AD HONOREM”

Fra le tante iniziative promosse nel corso della Festa Artusiana, va segnalato il Premio Marietta, intitolato alla fedele governante di Pellegrino Artusi, dedicato ai cuochi per passione. Per partecipare al concorso occorre inviare una o due ricette originali di un primo piatto a base di pasta, secca o fresca, eseguibile in un tempo massimo di due ore, che contenga riferimenti alla cucina regionale, alla filosofia e all’opera di Pellegrino Artusi. Le ricette devono pervenire al Comune di Forlimpopoli entro le ore 13 di lunedì 29 maggio 2006. Una giuria selezionerà le cinque ricette finaliste, e gli autori saranno invitati a cucinare i loro piatti alla Festa Artusiana. Al vincitore del “Marietta” sarà consegnato il premio di 1.000 euro nel corso della serata di gala dei Premi Artusi, che si terrà a Forlimpopoli domenica 18 giugno 2006. Quest’anno fanno parte della Giuria del Premio Marietta anche le splendide protagoniste della tramissione cult “Il Club delle cuoche”, in onda sulla rete satellitare Alice, Luisanna Messeri e Francesca Capanna. In attesa delle adesioni dei concorrenti, Forlimpopoli ha già resi noti i nomi dei due vincitori del Premio Marietta “ad honorem”, personalità di spicco che si sono distinte nel settore gastronomico a livello internazionale: si tratta di Leda Vigliardi Paravia, “gladiatrice” della cucina italiana a Parigi, e Vittorio Tonelli, studioso della tradizione gastronomica e contadina romagnola. Due personalità certamente diverse, ma accomunate dalla grande passione per la cucina italiana e dalla capacità di descriverla e raccontarla agli altri in modo piacevole e accattivante.

LA FESTA ARTUSIANA FA UN CHECK UP DELLA CUCINA ITALIANA NEL MONDO

Ma è proprio vero che “l’arte di mangiare bene” nel mondo parla italiano? A questo interrogativo rosponderà il convegno di apertura della Festa (sabato 17 giugno), quest’anno imperniato sul tema “La cucina italiana all’estero”, con il coordinamento scientifico di Alberto Capatti e Massimo Montanari. Si parlerà di come viene preparata e gustata la cucina tricolore nei cinque continenti, dagli Stati Uniti alla Francia, dalla Germania all’Inghilterra fino al Giappone, con testimonianze e documentazioni filmate sulla ristorazione italiana all’estero (trattorie, grandi catene, il cuoco italiano e il suo ruolo da imprenditore, ecc.), messi a disposizione da Rai Sat Gambero Rosso.

MILLE PAGINE GOLOSE

Al cuore di questo decennale sono gli incontri di cultura gastronomica (tutti giorni alle ore 18) che si svolgeranno all’interno della Chiesa dei Servi, in attesa dell’apertura, nel 2007, di Casa Artusi, destinata a diventare il primo centro di cultura gastronomica dedicato alla cucina domestica italiana, con funzione di documentazione, divulgazione e di sperimentazione. Insomma, un vero e proprio “museo del gusto” con uso di cucina. Si tratta di presentazioni di libri in uscita nel primo semestre del 2006: nomi celebri del panorama eno-gastronomico, fra cui Pietro Leemann e Renato Gualandi (premi Artusi), Le pentole del Chisciotte di Marina Cepeda Fuentes, scrittrice, giornalista e autrice di programmi radiofonici, Il Piacere della gola firmato dal critico e storico Folco Portinari. Guido Pensato-Saverio Russo Le carte in tavola: alimentazione e cucina in Capitanata, oltre ad un evento sulle cucine regionali francesi, in occasione del gemellaggio con Villeneuve Loubet, dove 160 anni fa nacque Auguste Escoffier, lo chef dei re, il re degli chef.

IL CIBO IN MOSTRA

La Festa Artusiana è anche l’occasione per mettere in mostra il cibo nelle diverse sfaccettature. Tre le esposizioni in programma nel corso della Festa 2006. La mostra “Il laboratorio del sapore: cucine di casa nella pittura” offre un itinerario iconografico sul tema della cucina, con riproduzioni fotografiche di dipinti italiani e europei in cui il cibo e l’ambiente della cucina sono protagonisti (a cura di Tommaso Lucchetti, storico dell’arte e della cultura gastronomica). La mostra “La morte non ha ombra. Proverbi Diola della Casamance” permette di conoscere più da vicino la terra di provenienza di Julitte, vincitrice del Premio Artusi 2006. Infine, la mostra “Il gusto della musica. Storie di menù” espone menù storici legati a Mozart, in occasione della celebrazione dell’anno mozartiano (a cura di Franco Chiarini e “Menù Associati”, Associazione Internazionale di Menù storici).

UNA CITTÀ DA ASSAGGIARE

Nei nove giorni della Festa Artusiana le strade, le piazze, i vicoli attorno alla maestosa Rocca di Forlimpopoli (una delle più belle e meglio conservate della Romagna) si animano tutte le sere di spettacoli, concerti, degustazioni, mercatini di prodotti tipici, trasformando Forlimpopoli in una vera e propria “città da assaggiare”, mentre il ricettario artusiano detta legge nei ristoranti.

JRE on click

April 19, 2006 on 10:41 am | In Gourmet, _english | No Comments

Jeunes Restaurateurs d’Europe integrate Livebookings

reservation system on their website www.jre.net
Reap the Reward with Jeunes Restaurateurs d’Europe and Livebookings - How booking restaurants online can build a bond with the venues you use on a regular basis and reward you for your loyalty!

Be it a breakfast meeting, a brunch brainstorm, a business lunch or a social dinner, you can across Europe finally be reaping the rewards of your diligence at some of the most exclusive restaurants!

Imagine being able to search online, in real time, the availability in any of your favoured restaurants from Jeunes Restaurateurs d’Europe – now you can!
By offering the restaurants an online diary system that encourages customers to secure tables via the web, you get to check the up–to–the-minute availability immediately without the painstaking telephone legwork.

Gone are the days of, questions like: “Sorry, to whom did you talk when you made your booking???, or: when did you call???, or worst, being put on hold only to be informed that all the tables have been reserved already. Simply logon to www.jre.net and you could be booking your way to a loyalty reward! By using a personalized login specific to you, you become a recognisable “booker” at this restaurant as the volume of tables you secure increases over a given month. And you don’t have to limit it to just the one venue! Your name has the potential to appear at various venues the more covers you book!

For years the generators of restaurant bookings have been unknown. Now with this simple technology, restaurants from Jeunes Restaurateurs d’Europe can reward loyalty and commitment from substantiated records drawn from their reservation software.

Jeunes Restaurateurs d’Europe has been offering real-time availability to customers from January 2005.
For more information regarding JRE please visit www.jre.net

JRE click reservation

April 19, 2006 on 10:37 am | In Gourmet, _french | No Comments

Les Jeunes Restaurateurs d’Europe” intègre Livebookings

système de réservation sur leur site www.jre.net
La récompense des Jeunes Restaurateurs d’Europe et Livebookings – Comment ce système de réservation en ligne peut créer un lien avec les lieus que vous fréquentez régulièrement et vous remercier de votre fidélité !

Un petit déjeuner, un brunch, un déjeuner d’affaire ou entre amis, vous pouvez enfin, à travers l’Europe, vous offrir une sélection de restaurants.

Imaginez un outil capable de rechercher en ligne et en temps réel, la disponibilité de l’un de vos restaurants favoris parmi les « Jeunes Restaurateurs d’Europe »… Maintenant, c’est possible !
En offrant l’un de ces restaurants, le client est assuré de sa réservation via internet et obtient une confirmation, dans la minute. Le tout sans se déplacer.

Fini le temps des questions telles que : “qui était votre interlocuteur lors de la réservation ???,
Ou : quand nous avez-vous contacté ???, ou pire apprendre, à la dernière minute, que toutes les tables ont déjà été réservées. Le site www.jre.net vous permet, en toute simplicité, d’effectuer votre réservation. A l’aide de votre mot de passe et de votre identifiant, vous pourrez visualiser les disponibilités pour un mois donné et être assuré d’une table. Un geste simple qui deviendra vite un réflexe. L’historique de vos réservations est également répertorié.

Ces générateurs sont restés inconnus depuis des années. Aujourd’hui, cette technologie accessible à tous, permet aux restaurants membres des « Jeunes Restaurateurs d’Europe » de récompenser leurs plus fidèles clients.

Jeunes Restaurateurs d’Europe vous offre la disponibilité en temps réel depuis janvier 2005.
Pour plus d’informations, visitez le site www.jre.net

LAST AMERICAN CINEMA

April 19, 2006 on 9:06 am | In Cinema, _italian | No Comments

ForCINE presenta una rassegna interamente dedicata ad alcuni giovani registi indipendenti statunitensi, proponendo la visione di cinque pellicole inedite che riassumono gli stilemi tipici del nuovo cinema indipendente americano.
Il primo film presentato sarà “Rushmore” di Wes Anderson (”I Tenenbaum”, “Le avventure acquatiche di Steve Zissou”) vincitore del premio per la regia e per il miglior attore non protagonista (Bill Murray) all’Independent Spirit Awards del 1999, una pellicola che strizza l’occhio alla letteratura minimalista americana e che trova appoggio nelle canzoni anni ‘60 e ‘70, dove i personaggi sono dotati e caratterizzati da una piacevole autonomia e lo stile registico unico e folgorante tra primi piani in Panavision e morbide carrellate laterali condite da una scenografia coloratissima.
Il secondo film in programma sarà “George Washington”, pellicola d’esordio per il regista texano David Gordon Green (”All The Real Girls”, “Undertow”) che esplora un’America minore dove la capacità di sopravvivenza costituirà l’unica forma di eroismo riconosciuta ai vari personaggi del film che compongono il quadro di una natura morta descritt con uno stile estetizzante, in grado di creare un interessante contrasto tra materiale diegetico e aspetto formale dell’opera.
Il terzo film presentato sarà “Primer” di Shane Carruth, vincitore del Gran Premio della Giuria al Sundance Film Festival del 2004. La pellicola è stata realizzata con un budget di soli settemila dollari dal regista che è anche interprete, direttore della fotografia, montatore e curatore della colonna sonora, e racconta la storia di due ingegneri alle prese con un progetto che permetterà loro di viaggiare nel tempo.
Il quarto film in programma sarà “American Splendor” di Shari Springer Berman e Robert Pulcini, vincitore del Gran Premio della Giuria al Sundance Film Festival del 2003. Biografia romanzata di un fumettista afflitto da nevrosi, incline alla depressione e quasi del tutto privo di autostima, il film è una mescolanza indovinata di elementi eterogenei, a partire dai frequentissimi, ma calibrati con intelligenza, inserti fumettistici che mostrano le strisce originali e permettono un confronto immediato con le immagini.
La rassegna si chiuderà con la proiezione di una pellicola di genere horror, “Bubba Ho-Tep” di Don Coscarelli, film che ha risvegliato le dormienti menti di spettatori , ormai avvizziti, dagli “horror per famiglie” hollywoodiani: è uno di quei rari casi di pellicola “originale”, senza pudori o timori reverenziali.
PROGRAMMA
DOMENICA 7 MAGGIO ore 21.00
Rushmore
Regia di Wes Anderson
USA 1998, 93′ Colore (Versione originale - Sottotitoli italiano)
.Vincitore del Premio per la Miglior Regia e per il Miglior Attore non Protagonista (Bill Murray) all’Independent Spirit Awards 1999
DOMENICA 14 MAGGIO ore 21.00
George Washington
Regia di David Gordon Green
USA 2000, 89′ Colore (Versione originale - Sottotitoli italiano)
DOMENICA 21 MAGGIO ore 21.00
Primer
Regia di Shane Carruth
USA 2004, 77′ Colore (Versione originale - Sottotitoli italiano)
.Vincitore del Gran Premio della Giuria al Sundance Film Festival 2004
DOMENICA 28 MAGGIO ore 21.00
American Splendor
Regia di Shari Springer Berman e Robert Pulcini
USA 2003, 101′ Colore (Versione originale - Sottotitoli italiano)
.Vincitore del Gran Premio della Giuria al Sundance Film Festival 2003
DOMENICA 4 GIUGNO ore 21.00
Bubba Ho-Tep
Regia di Don Coscarelli
USA 2002, 92′ Colore (Versione originale - Sottotitoli italiano)

Le proiezioni, in lingua originale sottotitolate in italiano, si svolgeranno presso l’Oratorio di San Francesco Regis in via Edmondo De Amicis a Forli.
Ingresso riservato ai soci forCINE 2006.
Per Info: 3495756293

Adrià apuesta por el mar

April 19, 2006 on 1:30 am | In Gourmet, Science, _spanish | No Comments

El Bulli pone a punto los últimos detalles de la nueva carta para la temporada 2006
Sólo Adrià es capaz de producir pescados secos de sabor perfecto y poner el mar en un rectángulo de loza blanca

Un salmonete de arroz seco ha saltado del mar a la mesa, del mar de Cala Montjoi a la mesa de El Bulli. Es un animal amorfo, muy liviano y tan discreto que parece insignificante. Pasaría inadvertido si Ferran Adrià no lo hubiera subido a un escenario de grueso cristal opaco. Ahí colocado, en compañía de otros animales, es otra cosa. Hasta se le ve contento, satisfecho con los polvos mágicos que lleva encima, unos polvos finísimos capaces de transportar al paladar físico y mental el sabor intenso, salvaje, de un pez delicioso. Dentro de la boca, el salmonete se transforma en un animal vivo, que cruje y libera aromas de carne suave y delicada, asada con mimo en una barbacoa junto a la orilla del mar, al final de un día feliz.

Es pronto para saber cómo será El Bulli 2006. Hace apenas un mes que el restaurante inició la temporada. Hasta que cierre el 1 de octubre faltan muchos días de pruebas, fallos y aciertos para que el hervor de la creación se calme y puedan identificarse los nuevos pasos de Ferran Adrià hacia las fronteras del gusto y la gastronomía.

El encuentro con el salmonete, sin embargo, demuestra hasta qué punto ha evolucionado la técnica de El Bulli, capaz de producir pescados secos de sabor perfecto y poner el mar en un rectángulo de loza blanca. Un mar con olas que se comen, olas conseguidas con nubes de agua salada, junto a las que hay algas de colores y moluscos envueltos en agua gelificada.

Si el año pasado Adrià colocó las esencias del pino, la piña y el piñón en un plato que llamó deshielo, esta vez ha sido el mar el que ha debido rendir sus profundidades gustativas. El mar es un plato donde la armonía entre el producto, el sabor y el concepto es tan sólida que al cerebro no le cuesta nada zambullirse en sus aguas y bucear hasta el fondo para arrancar un mordisco de vida marina. Es una sensación gratificante abrir la boca y comprobar que el comensal se ha metaformoseado en sirenas y poseidones, que está debajo del agua y no le falta el aire.

El Bulli 2006, que conserva el humor como elemento imprescindible de su discurso gastronómico, ha depurado técnicas como la liofilización y la sferificación inversa. El año pasado fueron las aceitunas las únicas que lograron soportar el tránsito del mundo sólido al líquido conservando no sólo la forma, sino, sobre todo, el sabor y el aroma sin temor a que el paso del tiempo les devolviera la dureza perdida. Esta innovación es ahora posible con todos los productos, y el mejor ejemplo es un ravioli que acompaña al tuétano marchand du vin con pan. Es líquido a pesar de que se ha preparado tres horas antes de su consumición. Ya no hay que abandonar el baile a las doce en punto. Cenicienta puede bailar toda la noche sin preocuparse por la caducidad del hechizo. Los alimentos ya nunca volverán a tener estados inamovibles. Habrá un nuevo campo de exploración y evolución.

Estas aportaciones fundamentales a la cocina se consolidarán en las próximas semanas y al final del verano Adrià y su equipo tendrán claro hasta dónde han llegado en su pulso con la realidad. Para entonces habrán dado de comer a 8.000 personas, cincuenta cada noche, 1.300 platos en cada servicio, un trabajo enorme que el equipo de El Bulli aborda con mentalidad cisterciense. La vida está en los detalles, en las formas más sencillas, en la flor de la mandarina y la semilla del calabacín, por ejemplo, y nada distrae de su objetivo a los 45 cocineros y 25 camareros. Sólo hay un dios, un dios femenino, que se llama creatividad y necesita atención intensa, diaria, absorbente, tiránica, incluso. Imposible que se ponga el sol sin haber intentado algo nuevo.

El resultado de tanto esfuerzo es el dominio de la naturaleza, la ruptura con la herencia antropológica, la creación, en definitiva, de un hombre nuevo, más poderoso y, si tiene suerte, también más feliz.

XAVIER MAS DE XAXÀS - 01/05/2006
ROSES

The Fourth Edition of the Ischia Film Festival is nearly here

April 18, 2006 on 1:53 pm | In Cinema, _english | No Comments

There will be many new events for the fourth edition of the Ischia Film Festival, the Film Festival dedicated to locations which takes place from 13 to 24 June 2006 on the island of Ischia, Italy.

[Ischia, 19 April 2006] The closing date has just passed for entries to the Ischia Film Festival, the film festival which has as its overall patron the President of the Republic of Italy, and there have been many interesting works submitted of a high artistic value. Year after the year the number of entries has increased so much so that the Artistic Director and creator of the Festival, Michelangelo Messina, has decided to extend the event by a week in order to accommodate all the works to be screened as part of the competition. “Another reason which made us take this step” says Messina “was the decision, supported by the Goethe Institute, to have a focus on German cinema and in particular those films which have made the world aware of the splendid locations in Germany, its culture and the relationship between the German artist and his territory”. Home to many great film makers from Wim Wenders to Fassbinder, Germany will have the leading role in the Festival from 13 – 17 June, through the screening of films which have featured the beauty and individual charms of cities such as Munich, Hamburg, Berlin and Frankfurt.
But the surprises of the Festival don’t end here and, all as part of the location theme, the Director Michaelangelo Messina has announced that in the course of the evening screenings the Castello Aragonese will show a new aspect to the Festival guests; various parts of the Castle will be open which you are not usually able to visit such as the Piazzale delle Armi and Santa Barbara which will further enhance the magical setting for the Festival.
Also to look forward to is the exhibition in collaboration with the Campania Region Film Commission which will feature films shot in the various magnificent locations of the region.
As yet there is a high level of secrecy as to the much anticipated international guests for the Festival, and despite the understandable silence of the Director we can expect illustrious names from the world of film at the level of previous honoured guest such as: from the Maestro della luce(Master of Light), and three times Oscar winner Vittorio Storaro to Ken Adam (2 times Oscar winner and preferred art director of Stanley Kubrick), to Alan Lee (conceptual designer and Oscar Winner for Lord of the Rings to the father of ET, Carlo Rambaldi, without forgetting the great names of italian cinema: Osvaldo Desideri, Carlo Lizzani, Luciano Emmer.
Central to the Festival is the fact that entrance to the screenings is free as well as the fact that the setting is unique and includes delightful locations which have themselves featured in many films, from the Castello Aragonese which was the setting for “Cleopatra” with Richard Burton and Elizabeth Taylor, to the Angelo Rizzoli museum, to the Colombaia which was the home on Ischia of the great director Luchino Visconti (and this year will marks the anniversary of his birth). This Festival, created by Michelangelo Messina is not just an event to award those working in the sector but an annual appointment where the wider public can meet personalities, see exhibitions and experience the world of film. An appointment on Ischia therefore for all international film lovers from 13 to 24 June 2006.

Info: www.ischiafilmfestival.com

“Pronti à parte?”

April 18, 2006 on 9:29 am | In Travel, _italian | No Comments

Parla anche in corso il nuovo sito di Corsica Sardinia Ferries
… e il divertimento è assicurato

Oggi è possibile prenotare anche in lingua Corsa. È questa una delle novità del nuovo sito di Corsica Sardinia Ferries caratterizzato da un restyling attento, divertente nella navigazione, all’insegna dell’interattività e della velocità di consultazione.

Con pochi click si ottiene il preventivo: basta selezionare una rotta per avere sott’occhio tutte le tariffe disponibili, dalla più conveniente alla tariffa piena. Inoltre, per scegliere sempre la migliore opportunità, una sezione dedicata alle promozioni informa sulle super offerte.

Il sito, sempre più user friendly, mette a disposizione soluzioni grafiche facili e immediatamente interrogabili, come la mappa interattiva che consente di conoscere i porti serviti dalle navi gialle, gli itinerari e i tempi di traversata. Inoltre, un’area di accesso ai porti consente di sapere rapidamente le distanze dalle principali città italiane ed estere.

Una visita virtuale accompagnerà il passeggero a bordo delle navi, pregustando momenti di relax come quelli offerti dalla sezione dedicata alla ristorazione, uno dei punti forti della Compagnia, affiliata alla “Chaîne des Rôtisseurs”.

Dal 1968 Corsica Sardinia Ferries è la prima compagnia di navigazione privata per il numero di passeggeri trasportati che serve tutto l’anno Corsica e Sardegna.
La Corsica è collegata da Tolone, Nizza, Savona e Livorno mentre la Sardegna da Livorno e Civitavecchia.
Corsica Sardinia Ferries gestisce una flotta di 11 navi e si occupa direttamente di tutti i servizi all’utenza, dalla prenotazione, all’imbarco, all’accoglienza, al servizio di catering a bordo.
Tutte le attività di Corsica Sardinia Ferries sono certificate ISO 9001:2000.
A Savona Vado, un’area di 50.000 mq in concessione alla compagnia, sono concentrate le attività organizzative, amministrative e logistiche della società che nel 2005 ha trasportato oltre 2.850.000 passeggeri.

In arrivo la Borsa Internazionale del CineTurismo

April 18, 2006 on 9:25 am | In Cinema, Travel, _italian | No Comments

In concomitanza con il Festival dedicato alle location cinematografiche, si svolgerà ad Ischia dal 21 al 23 Giugno la seconda edizione della BICT

Grazie alla collaborazione tra l’Ischia Film Festival e l’Expo CTS (organizzatrice della BIT – Borsa Internazionale del Turismo) anche quest’anno, in concomitanza con il Festival, si svolgerà la quarta edizione della BICT, la Borsa Internazionale del Cineturismo.
Enti Locali, Film Commissions, Operatori del settore turistico, italiani ed esteri incontreranno Tour Operators, Produttori cinematografici ed Esperti di Comunicazione e Marketing per promuovere accordi, sviluppare business e cercare strategie commerciali comuni.
La manifestazione include due appuntamenti annuali: il convegno sulla valorizzazione del paesaggio nell’opera filmica e nell’audiovisivo (con un confronto tra autori, registi, produttori ed operatori del settore) ed un seminario sul CineTurismo, coordinato, a partire da quest’anno, dall’avvocato Leonardo Paulillo. Il seminario, nelle passate edizioni, ha visto la partecipazione di esperti di marketing, turismo, cinema, nuove tecnologie e commercio internazionale discutere del ruolo dell’industria cinematografica ed audiovisiva nella promozione delle risorse paesaggistiche, eno-gastronomiche, culturali ed artistiche e dell’offerta da parte del territorio di nuove risorse finanziarie al cinema.
La Borsa Internazionale del Cineturismo è il primo nonché al momento l’unico mercato su cinema e turismo in Europa.

Info: www.cineturismo.it

TOOL – BOLOGNA

April 18, 2006 on 8:15 am | In Live, _italian | No Comments

giovedì 22 giugno Palamalaguti

La band californiana torna in Italia dopo cinque anni, per tre concerti destinati ad essere uno dei più grandi eventi rock della stagione. E’ appena uscito l’attesissimo quarto album in studio, “10.000 Days”, a distanza di ben cinque anni dal precedente “Lateralus”, considerato dai cultori del gruppo e dalla critica una pietra miliare del rock dei nostri anni.

Ora i Tool sono attesi in Italia per un mini tour, che toccherà Milano, Roma e Bologna.

I concerti di Maynard James Keenan e dei suoi compagni sono vere e proprie esperienze al limite fra la psichedelia dei Pink Floyd e dei King Crimson, e la ruvidità del rock alternativo americano anni Novanta. Così è anche la loro musica: aggressiva, visionaria e di difficilissima catalogazione. Per questo è lecito attendersi un evento extra-ordinario.

Giovedì 22 giugno alle ore 20 li vedremo al Palamalaguti di Casalecchio di Reno, alle porte di Bologna. I biglietti per questa data sono disponibili al costo di 32 euro + d.p. nei punti vendita del circuito TicketOne e presso le prevendite abituali.

Per informazioni: 055 5520575 oppure 051 6493904.

I Tool sono Maynard James Keenan (vocalist anche degli eleganti A Perfect Circle), Danny Carey, Justin Chancellor e Adam Jones e provengono da Los Angeles, California. Hanno esordito con l’ep “Opiate” nel 1992, che anticipava l’album “Undertow” del 1993, massimo esempio di influenza del progressive negli stilemi del grunge di band come Soundgarden e soprattutto Melvins. Il successo è presto raggiunto grazie anche ai magnifici e oscuri videoclip, diretti dal chitarrista Jones, che elevano ancor più la proposta artistica del gruppo.

Tre anni e mezzo dopo è la volta di “Ænima”, autentico capolavoro col quale ottengono grande rispetto da parte della critica. E si accresce il numero di adepti al culto della band, sempre estremamente schiva e lontana dalle luci della ribalta.

L’attesa per il successivo “Lateralus” è ancor più lunga: i Tool sono dei maniacali perfezionisti ed impiegano cinque anni per pubblicare il loro terzo album, concedendo ai fan soltanto un antipasto di video e la rarità “Salival”, oggi fuori produzione e ricercatissimo dai collezionisti. Nel frattempo la maggior parte dei loro contemporanei abbandona tristemente o riduce notevolmente la qualità della propria produzione. “Lateralus” invece, coi suoi contenuti esoterici e di molteplice interpretazione, riesce a bissare il successo del disco precedente e a proporsi come uno dei maggiori episodi del rock del nuovo millennio. Arriva infatti in cima alle classifiche di mezzo mondo, vendendo ben 500mila copie solo negli States. Per questo disco, inoltre, nel 2001 realizzano un tour in America insieme ai loro miti King Crimson.

Ora, dopo anni di silenzio, i Tool tornano in pista con un nuovo album: “10,000 Days”.

Il disco verrà presentato dal vivo in Europa e nelle tre date italiane.

Giovedì 22 giugno lo potremo ascoltare dal vivo al Palamalaguti di Casalecchio di Reno Bologna).

AA PRODUCTIONS

Via Dolfi 4 – 40122 Bologna

Phone ++ 39 051 6493904 – Fax ++ 39 051 520191

e-mail infoline@aaproductions.it

Bongusto West Europe 2006

April 14, 2006 on 8:11 pm | In Book, _italian | No Comments

 

 

Bongusto West Europe

2006

 

 

 

“Estrellatos” Spain & Potrugal

Total

Media

Bongusto

1) Martin Berasategui ***

293

98

***

Can Fabes ***

293^^^^

98^^^^

***

Sant Pau ***

293^^^^

98

***

2) El Bulli ***

291vv

97vv

***

Arzak ***

291^^

97^^

***

3) Akelarre **

283^^

94

**

4) Zuberoa **

281^^^

94^^^

**

El Celler de Can Roca **

281^^

94^^

**

Atrio**

281^^^^

94^^^^

**

5) Santceloni **

278

93

**

6) La Broche **

268^^

89^^

**

7) Mugaritz **

263,5^

88^

**

Tristan **

265,5^

88,5^

**

8) Las Rejas *

266^^

89^^

**

9) Zacalain *

262,5

87,5

**

Horcher (?)

175^^^^

87,5^^^^^

**